RSA et reprise d’étude…

Alors voilà : j’ai 23 ans, et je m’occupe seule de mon fils qui a bientôt deux ans. J’ai décidé de reprendre mes études en septembre dernier, parce que je voulais obtenir un travail qui me plaise, dont je sois fière, et qui me permette d’éduquer mon fils plus convenablement qu’avec le RSA que je perçois aujourd’hui. J’ai décidé de reprendre ces études à distance, pour m’occuper de mon fils jusqu’à ce qu’il aille à l’école maternelle.
Seulement il y a quelques jours, j’ai reçu un courrier du Département de la *, qui m’indiquait que mon dossier RSA allait passer en conseil pluridisciplinaire parce que je n’étais plus inscrite au Pôle Emploi. Et que si la situation n’était pas rétablie d’ici quinze jours, date du conseil, je ne percevrais plus le RSA, la seule aide qui me permette difficilement de nourrir mon fils et moi-même.
Le lendemain, à 8h30, j’étais au Pôle Emploi. Je leur demande de me réinscrire en leur expliquant ma situation.
-Mais madame, on ne peut pas être étudiant et être inscrit ici.
Avec beaucoup d’insistance, j’obtiens tout de même un rendez-vous. Et la conseillère fut absolument charmante.
-C’est facile de venir pleurer pour avoir un rendez-vous quand on a peur de plus avoir d’argent ! Et déjà est-ce qu’on a vraiment le droit au RSA quand on est étudiant ? Mais quelle idée d’avoir un enfant aussi jeune ! Je vais vous inscrire mais il va falloir commencer à vous bouger un peu ! Et si je n’ai pas de preuve de démarches pour trouver du travail, je vous radierais, c’est pas mon problème !
Et la meilleure étant : Mais Madame, on ne se permet pas de reprendre des études quand on a un enfant !
Je ne pouvais pas placer un mot, j’étais traitée comme une jeune branleuse qui ne fait rien de ses journées et qui se permet de vivre sur le dos de l’Etat. Quand j’ai réussi à caser une phrase, j’ai pu dire que si j’avais repris mes études, c’était avant tout dans le but d’avoir un travail, et donc de ne plus vivre « aux crochets de l’Etat ».
-Vous pouvez reprendre une formation proposée par le Pôle Emploi, en alternance par exemple, ou autre chose mais qui soit rémunéré.
Ce rendez-vous terminé, j’ai rappelé la responsable du Département de la Gironde pour lui confirmer que j’étais réinscrite. Elle me répond alors :
-Et oui madame, le RSA est un Revenu de Solidarité ACTIVE, et vous ne l’êtes pas.
Se lever à 7 heures tous les matins pour s’occuper de son fils, et se coucher au milieu de la nuit après avoir passé plusieurs heures tous les soirs à étudier, ce n’est pas considéré comme être actif. Il faut faire des démarches pour trouver un emploi, mais pas des études non rémunérées. Des formations proposées par le Pôle Emploi oui, mais des études universitaires non. Ou alors, se débrouiller, pour caser une troisième vie dans ma journée : mon fils, un travail, et mes études, s’il me reste du temps et de l’énergie.
Je considère que le système m’incite grandement à interrompre mes études, et je trouve cela inacceptable. Je pense que les services administratifs sociaux ne savent pas faire la différence entre quelqu’un qui abuse du système, et quelqu’un comme moi, qui met tout en œuvre pour s’en sortir, en dormant 5 heures par nuit et en ne s’arrêtant pas une seconde en journée pour accomplir toutes les tâches obligatoires : préparation des repas, ménage, rangement, vaisselle, lessives, activités pour mon fils, changement des couches, bain, éducation en général, et après tout ça, mes études.
Je m’inquiète de la tournure que va prendre les choses, et de l’avenir dans lequel grandira mon fils.
Je vaux mieux que ça, mon fils vaut mieux que ça.
#On vaut mieux que ça

12 thoughts on “RSA et reprise d’étude…

  1. J’ai un peu la même histoire : j’avais un RSA pour compléter mon tout petit salaire qui me permettait à peine de vivre. Mais pour reprendre mes études, j’ai du emménager d’urgence chez le mec avec qui j’entamais tout juste une relation amoureuse pour ne pas me retrouver à la rue. J’ai du donc aussi démissionner, parce que mon travail était trop loin pour le peu qu’il me rapportait. J’ai du donc me placer à la merci d’un homme avec qui j’entamais à peine une relation, sachant qu’il pouvait me mettre dehors à n’importe quel moment et que je me retrouverais sans rien. Ayant repris mes études à 28 ans, je n’ai pas eu le droit à une bourse. J’ai de la chance, cet homme est un homme bien, qui me soutient et qui n’attend que l’obtention de mon diplôme pour m’épouser, et « grâce » aux décès de mes grands-parents, ma mère peut me soutenir financièrement, ce qui me permet de me consacrer à mes études. Mais tout le monde n’a pas ma chance, comme cette jeune mère visiblement.

    Si tu lis ce commentaire, j’ai lu qu’il y avait de plus en plus de collocations entre mamans qui se faisaient, afin qu’elles puissent se soutenir mutuellement, s’occuper tour à tour des enfants et avoir une chance de s’en sortir et d’offrir un avenir à leurs petiots. Cherche autour de chez toi, ça vaut le coup d’essayer. C’est pas parfait, mais c’est moins pire.

  2. Et oui, malheureusement, RSA et reprise d’études ne font pas bon ménage. On serait nombreux à en reprendre sinon. Pour garder de quoi payer les charges, il faut une formation rémunérée et donc piocher dans le catalogue de formation de Pole emploi conventionné par la région. Ca limite les possibilités. Pas de place aux projets perso, projet de vie autant que professionnel souvent, faut composer avec ce qui est proposé. C’est plus du compromis à ce niveau. D’autant plus que ces fameuses formations, aussi intéressantes puissent-elles être (j’ai fait un BTS passionnant, inconnu des employeurs mais passionnant) ne conduisent pas à coup sur vers l’emploi.

    Il vaut mieux chercher un taf qui n’existe pas (pas pour tous), que de faire quelque chose de constructif en étudiant.

  3. RSA et reprise d’étude
    La caf a voulu me faire la même chose sauf qu’un étudiant et un étudiant en reprise d’étude ça n’a ABSOLUMENT RIEN A VOIR .
    – Etudiant : n’a jamais interrompu sa scolarité
    – Etudiant en reprise d’étude ou adulte en reprise d’étude : interruption d’étude d’au moins 2 ans ou plus .
    – Droit ouvert à la bourse pour les deux type d’étudiant . cumulable avec le RSA;
    – Statut étudiant accordé au type d’étudiant numéro 1 c’est à dire qui n’a jamais interrompu ses études. DONC
    – Fournir la preuve que tu n’es pas soumise aux même obligations qu’un étudiant type 1 car tu détiens le statut d’étudiant type 2 , différent du type 1
    – Les obligations d’un étudiant type 1 : sécurité sociale étudiante OBLIGATOIRE , étudiant type 2 : peux bénéficier de la CMU ET CMUC et absence du statut « d’étudiant sur l’attestation de droit » car interruption d’étude : perte officiel du statut d’étudiant;
    – officialiser la perte du statut : demander à ton organisme qui est reconnu auprès du ministère de l’éducation de te fournir un courrier qui détail ton statut actuel :: adulte en reprise étude donc ABSENCE OBLIGATOIRE du certificat de scolarité et que ( écris en toute lettre) tu n’as pas le statut d’étudiant.

    Ce courrier fait valoir tes droits ! tu n’es ps un étudiant tu perds tes droit étudiants pour concerner tes droits actuels
    Si tu n’as pas le statut d’étudiant reconnu par le ministère de l’éducation pourquoi les autres devraient te le coller DITE NON ! et concerner vos droits.
    Le ministère de l’éducation fixe les règles il faut leur dire de ci tenir et c’est tout.

    surtout la CAF : faut le leur chanter JE SUIS PAS ETUDIANT(e)

    1. bonjour
      je suis tombée un peu par hasard sur ce forum car actuellement je fais des recherches sur LE RSA ET LA REPRISE D etudes .
      j’ai 32 ans et je suis également en reprise d’études et je me poser la question concernant mon rsa et bein entendu j’ai vu et revue que je n’avais plus le droit mais en lisant ce que lyly dit ca me donne espoir lol …j’ai une questions stp
      d’abord j’ai vraiment fait des recherches demander aux conseiller ( plutôt déconseiller lol ) je n’ AURAIS PLUS LE DROIT AU RSA sauf que je gardes en tete
      -interruption d’étude d’au moins 2 ans ou plus .donc incompatibilité pour avoir le statut d’étudiant .(confirmé par la conseillère du CNED )
      tu dis lyly . Fournir la preuve que tu n’es pas soumise aux même obligations qu’un étudiant type 1 et officialiser la perte du statut : demander à ton organisme mais quelle organisme la fac c’est bien ca ?
      et une fois l’attestation en poche je dois la remettre a qui stp ? au conseille général ? la caf ? POLE EMPLOI , ?

    2. Bonjour Lyly,
      Je suis aussi en reprise d’étude et j’aimerai aussi pouvoir toucher le rsa. Mais je ne comprend pas tout à fait les lois aux quelles vous faite allusion. Je suis étudiante de type 2, y a t’il réellement droit au rsa? Pour tous types d’études? La coupure doit il être entre les études dans la même fillière?
      Merci beaucoup de ta réponse!

  4. bonjour
    je suis tombée un peu par hasard sur ce forum car actuellement je fais des recherches sur LE RSA ET LA REPRISE D etudes .
    j’ai 32 ans et je suis également en reprise d’études et je me poser la question concernant mon rsa et bein entendu j’ai vu et revue que je n’avais plus le droit mais en lisant ce que lyly dit ca me donne espoir lol …j’ai une questions stp
    d’abord j’ai vraiment fait des recherches demander aux conseiller ( plutôt déconseiller lol ) je n’ AURAIS PLUS LE DROIT AU RSA sauf que je gardes en tete
    -interruption d’étude d’au moins 2 ans ou plus .donc incompatibilité pour avoir le statut d’étudiant .(confirmé par la conseillère du CNED )
    tu dis lyly . Fournir la preuve que tu n’es pas soumise aux même obligations qu’un étudiant type 1 et officialiser la perte du statut : demander à ton organisme mais quelle organisme la fac c’est bien ca ?
    et une fois l’attestation en poche je dois la remettre a qui stp ? au conseile general ? la caf ? POLE EMPLOI , ?

  5. Le système t’incite grandement à arrêter tes études ??? quelle baliverne … C’est peut être le système qui vous à demander de quitter l’école et de tomber enceinte à 20 ans ??? Vous ne vous rendez pas compte des bêtises que vous commettez, après vous passez votre vie à en vouloir au monde entier. Désolé si mes mots choquent, mais de jeunes gamines de 17-18 ans, à peine sortie du lycée, qui passent leurs journées à se pavaner dans les centres commerciaux, à se préoccuper plus de problème de coeur que de leur avenir et qui finissent par avoir un gosse assez vite, avant de comprendre que la vie est dure !!! j’en vois tous les jours. Pendant que certains pensent à leurs études et à leur avenir d’autres pensent à faire la fête et au cul. Après on se plaint de situation compliquée.
    Loin de moi l’idée de donnée des leçons ou de juger, mais je suis très remonter quand on me demande à 25 ans une blinde comme impôt, afin payer le RSA de personnes avec qui j’ai été au lycée qui ont préféré leur connerie que leur avenir.
    En tout cas, heureux que vous repreniez vos études, j’espère sincèrement que vous irez loin, et que vous trouverez ou créerez un emploi qui vous plaise.

    1. On décourage les gens motivés de reprendre des études même pour des métiers en pénurie (genre ingénieurs), alors qu’on se plaint qu’on manque de profils qualifiés… Ca laisse perplexe, du point vue gestion/vision à long terme… Surtout quand on sait que les adultes en reprise d’études sont généralement plus motivés (sans doute qu’ils en ont chier assez pour perdre certaines illusions) et plus mâtures et qu’ils réussissent en moyenne plutôt mieux que quand ils étaient plus jeunes.
      Bonne chance à vous en tout cas, c’est très courageux!

    2. quel commentaire pathétique, relatant d’une frustration carrément dérangeante qu’il vous faudrait possiblement régler
      comme quoi on peut « réussir dans la vie » comme vous pourriez parfaitement le dire j’en suis sure, et avoir une mentalité à chier
      vous n’allez quand même pas vous plaindre à 25 ans d’avoir un bon boulot, de pouvoir manger à votre faim, faire des projets et ne pas vivre dans la précarité
      et puis quoi encore, on croit rêver

      l’arrêt des études n’est pas forcément ce que vous relatez, n’est pas forcément une futilité de gamine (pourquoi le tourner au féminin d’ailleurs ? encore un fait à vomir)

      surement faites-vous partie des gens qui, dans leur petit monde, croient encore que la dépression n’est qu’un « manque de volonté » et de la « fainéantise »

      bien cordialement

    3. Quel commentaire empli de haine. C’est une bien mauvaise opinion que vous avez des jeunes mères, surtout face à une en particulier qui cherche à reprendre ses études et s’en sortir.

      Je suis sorti de mon bac ES avec mon avenir en tête, je n’aimais ni les fêtes ni les passe-temps onéreux que je considérais futiles pour quelqu’un sans revenus, j’ai débuté ma première année d’université et c’est là que j’ai appris ma grossesse. Quel choc quand on apprend qu’on est enceinte de 6 mois alors qu’il y a eu rapports protégés et qu’il n’y a rien qui pouvait laisser le deviner (je vous invite à aller voir sur wikipédia ce qu’est un déni de grossesse).
      Évidemment, l’arrêt des études à été direct, le travail d’une mère, qui plus est célibataire parce que le père s’est bien vite enfui à la nouvelle, est difficile. Ça ne vous concerne évidemment pas ce genre de problèmes, c’est à la femme de prendre ses responsabilités sauf qu’un enfant se fait à deux.

      Je vous remercierais donc de cesser de prendre toutes les jeunes mères pour des idiotes, incapables, qui ont fait des conneries toute leur jeunesse et qui blâment la société ensuite.

      Au contraire, on aimerait nous aussi contribuer à la société, avoir un travail qui nous correspond un minimum (ici par le biais des études) et ne plus vivre au crochet des autres.

      Si vous voulez déverser votre colère, faites le là où il y a matière à s’indigner.

    4. Bravo pour votre ouverture d’esprit. Donc, d’après vous, on a pas le droit de changer d’avis? On a pas le droit de ne pas vouloir étudier à seize ans, de ne pas en voir la force, le courage, l’envie? D’avoir un parcours de vie qui vous fait bifurquer? De vivre une belle histoire d’amour qui nous arrondit le ventre? De perdre le papa, ou de le voir dérober lachement à ses obligations, et de devoir élever seule son bout de chou? De finalement trouver la force en son enfant de mieux se considérer, de mieux s’aimer, de mieux s’instruire, d’avoir la force en lui que l’enfance nous a pas donné?
      Qu’est ce que vous savez de cette jeune femme au juste? De quel droit vous l’assommez de vos pauvres clichés bornés et condamnés à une seule petite case étriquée?
      Si l’insouciance de la jeunesse vous a vissé les fesses sur le banc des écoles et qu’aujourd’hui, vous êtes pleinement satisfait de votre métier que vous exercerez durant les trente prochaines années de votre vie, grand bien vous fasse.
      Pour les autres, foncez, et bon courage!!! Toutes mes plus belles pensées car oui, on a le droit de reprendre ses études à 30, 40 ou 50 ans. Oui, une jeune maman isolée à qui je tire vraiment mon chapeau peut batailler pour donner une meilleure éducation à son enfant, oui oui et oui, et mille fois oui…
      Et si le rsa peut servir noblement cette cause pour justement ne plus en voir besoin, alors un grand oui mesdames… Force et courage!! Et merde aux autres.

  6. Moi j’ai exploiter la faille.
    Maman de 38 ans, fille de 10 juste pour préciser que j’ai eu une vie très active avant d’avoir ma fille car certaines personnes ce permettent de juger.
    Je me suis faite licencier après 5 ans d’activité dans mon cabinet dentaire. J’ai un BEP, CAP, BAC PRO, Certificat technique qui me permet d’être chef datelier, j’ai raté oui mes études d’infirmière. J’ai obtenu mon diplôme d’assistante dentaire. Mais malgré ça, je suis retournée encore une fois à 36 ans à l’école pour être prothésiste dentaire. Je vais passer mon 2ème Bac en juin.
    Bref. Je suis déclarée auprès de pôle emploi comme demandeuse d’emploi et non comme étudiante. Aujourd’hui je suis à l’école tout en gérant ma fille plus un mi-temps à nouveau d’assistante dentaire pour dépanner un client.
    Avant de reprendre vos études parler avec votre conseiller. Mais préparer bien votre entretien. Moi mon dossier était carré et la personne m’a laisser étudier 2 ans sans nouvelle convocation.

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