Burn Out complet. Pleurs, tremblement. Se retrouver seul face à tant de mépris fut la goutte d’eau qui manquait.

En gros, de mon dernier travail en tant que vendeur, en plus de mes tribulations avec notre cher Pôle Emploi.
En effet, j’avais accepté un travail dans une maroquinerie appartenant à un groupe important du sud de la France. Un CDI, mi-temps à la base, qui devint au final un plein temps. Vu que mon copain était au chômage et que nous nous en sortions à peine, je l’ai accepté sans broncher.
Ce qui était « génial » dans ce travail, c’était tout…une demi-heure pour se chauffer son plat avec un simple micro-onde, et le manger (il fallait que j’aille dans une autre boutique de la marque à 5min à pieds pour avoir le frigo et le micro-onde), sans tables ni chaises pour manger, et la salle de « pause » n’était qu’une légende (en gros, c’était la réserve).
Sans parler de l’absence de climatisations ou de chauffages (35° dehors ? 40° dedans, et 0° dehors, 10° dedans).
ou des portants à maroquinerie qui étaient vétustes, pourris, ou tout simplement cassés. A l’équipement hors-normes, vous pouviez en plus ajouter une caisse âgée de 15 ans, un vieil ordinateur mettant trois plombes à s’allumer….mais attention, s’il n’était pas allumé à l’heure, vous étiez en faute ! Donc il fallait être là en avance, et surtout, ne pas demander à être payé. Dois-je vous parler des toilettes ? Imaginez leur état….
Ainsi je viens de parler de mon lieu de travail. Parlons désormais de mon « ambiance de folie ! »
En effet, déjà que j’étais payé au SMIC, je n’avais le droit à aucune prime, aucun intéressement, aucun ticket resto, ou toute autres choses. La direction a trouvé le moyen de n’avoir ni syndicat, ni CE, et c’est de diviser la marque en de multiples petites sociétés, en dessous du nombre légal pour avoir et l’un et l’autre. Ainsi, même nombre d’entreprise, mais pas la même dénomination sociale.
En plus de cela (déjà démotivant), ils nous demandaient tout les jours de faire plus que le chiffre du même jour de l’année précédente. Gare à ceux qui ne « travaillaient pas » (qu’importe qu’aucun client ne soit rentré dans le magasin, c’est ta faute à toi, le vendeur !)
Ma responsable, quant à elle a été des plus délicieuse ! Le décès d’un des cousins âgé de 20 ans, vouloir aller à son enterrement dans ta région natale à 8h de route ? Sa réponse a été : « c’est la vie, c’est comme ça, et non tu ne peux pas partir, c’est un samedi quand même !’

Ou encore sa magnifique enquête et son essai de me mettre un avertissement après une erreur de 50€ dans la caisse (1ère erreur de caisse en 2 ans). Accusation de vol, en entendre parler tout les jours pendant 30 jours, me faire mettre ventre à terre pour regarder sous les meubles….et j’en passe.
Pour finalement arrivé au moment fatidique du licenciement !
Mais ce n’est pas fini, loin de là ! Car mon licenciement c’est fait en deux trois mouvements.
Fin juin : ma responsable vient m’annoncer avec le sourire que le magasin ferme (elle travaille aussi dans celui à 5min à pied, donc elle n’est pas concernée). Elle ne comprend pas lorsque je me prend 5min de pause cigarette pour avaler le fait que je serais licencié. Début juillet, nous apprenons que le magasin fermera fin juillet. Mi juillet, je reçois le courrier où l’on me propose de me reclasser. TOUS les magasins proposés sont à 3H minimum de route. Donc refus (mon conjoint venait de trouver un CDD avec promesse d’embauche en CDI). Devant ceci j’ose me plaindre à ma responsable. Sa réponse ? « Vous les jeunes, vous devrez vous habituer à être traité ainsi, et à vous faire virer. » Puis un petit rajout sympa de sa part « Et puis toute façon tu étais nul, paresseux et manipulateur, donc bon débarras ». (jamais en maladie, jamais en retard, chiffre d’affaire en hausse depuis mon arrivée….)
Par la suite, on m’annonce que pour terminer mon contrat il faudra que je fasse deux mois dans un autre magasin. On m’envoi à un magasin à plus de 55min en transports en communs de chez moi, là où j’en avais 10min….et là c »est trop.
J’ai tenu encore 5 jours comme ça. Puis lorsque je me suis retrouvé seul, entouré de 10 sacs à mains et 4 valises (ils avaient fait des promos, les clients s’en sont donnés à coeur joie, sans humanité, sans penser à mon emploi, sans penser à ma vie, car j’ai vu que je n’étais qu’une caisse qui en plus n’allait pas assez vite et ne souriait pas assez…) j’ai craqué. Burn Out complet. Pleurs, tremblement. Se retrouver seul face à tant de mépris fut la goutte d’eau qui manquait. Je me suis mis en arrêt. J’ai fini comme ça dans cette entreprise.
Mais Pôle Emploi décida d’en rajouter une couche !
Après le burn out, une fois licencié, je me suis inscrit à popol comme j’aime l’appeler. Le 15 je me préinscrit, et j’ai rendez vous le 30. Une fois arrivé là bas, je tombe sur une dame, une nouvelle, qui ne SAVAIT RIEN. Je demande si j’ai le droit à un procédé de chômage spécial pour les personnes victimes de licenciement économique (payé plus, formations, suivis pro, etc…). Sa réponse a été d’aller voir un de ses collègues. Ce dernier, sans voir mon dossier, lui dit que non. Donc, malgré mon désarroi, nous continuons l’inscription. Lorsque je vois mes indemnités, j’en suis soufflé ! 680€/mois pendant un an et demi. Pour quelqu’un qui a fait un plein temps pendant plus d’un an et demi, ça me paraît peu…et son explication me met hors de moi :
En effet, suite à un nouveau règlement, il est désormais acquis que tant que vous n’avez pas consommés tout vos anciens droits, vous n’avez pas le droit à vos nouveaux !
Je me retrouvais là en train de toucher mon pole emploi de quand j’étais étudiant et travaillait avec un petit mi-temps ! J’avais eu le malheur d’avoir été trop peu de temps au chômage entre mes deux emplois (5 mois) ! Donc tant que je ne consommais pas mes droits liés à mon mi-temps étudiant, je n’avais pas l’honneur de toucher à mes droits de plein temps, qui étaient pourtant les plus récents !
Mais ce n’est pas tout, car Pole Emploi décida de continuer à me triturer l’esprit après mon ancienne entreprise !
En effet la femme s’était trompée dans les dates ! Au lieu de valider ma préinscription le 15, et de valider mon inscription le 30, elle décida que je m’étais préinscrit le 30, donc 15 jours de retards de droits !
Mais il y a encore plus ! 5 mois plus tard, à se poser la question de savoir si la prostitution pourrait nous faire manger (mon compagnon étant au chômage en attendant la fin des travaux de son lieu de travail), j’eu mon premier véritable entretient pôpôle ! L’homme fut étonné par mon dossier, car selon lui je n’étais pas mis dans la bonne catégorie ! Bah oui, vu que j’avais été viré pour cause économique, j’aurais dû avoir le droit à des formations, suivis, droits à taux pleins, la totale ! Donc il téléphone à sa direction, lui explique mon cas, etc….au final on me dis que dans une semaine tout aura été mis en place, il suffit que le directeur de je ne sais pas quel département tamponne ! Moi, tout heureux, je me dis qu’enfin la chance a tournée….pour m’en reprendre dans la figure !
Car une semaine, deux semaines, trois semaines…..rien. Et je téléphone et personne est au courant. Je me déplace. Et là , la réponse qui vaut de l’or : « Ah oui, mais en fait, c’est trop tard. Vous auriez dû l’avoir dès le début, mais on ne peut pas vous basculer maintenant. Vous auriez dû le dire à votre conseiller lors de votre inscription ! Maintenant vous continuez avec ce que vous avez, on peut rien faire de plus, c’est trop tard ! ».
Donc cela aurait dû être à moi de savoir les règlements de Pôle Emploi ! Que ses propres salariés ne savent pas, la preuve !
Donc voici la fin de mon histoire, l’histoire de ma vie à partir de 2014 et jusqu’en milieux 2015. Désormais ça va mieux, je me suis reconvertis, grâce à moi, et surtout pas grâce à Pole Emploi. J’ai retrouvé un CDI, et je me sens mieux.

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