En stage, 43h par semaine

J’aimerai juste partager une histoire qui m’est arrivée l’été dernier. J’ai hésité à la partager car en réalité quand je lis certaines histoires, la mienne fait pâle figure. ^^ Enfin bref, la voici. Je suis actuellement étudiant en dernière année d’école d’ingé et l’été dernier, dans le cadre du stage de 2nd année (Bac + 4), j’étais dans un labo industriel privé à faire du développement. Le contrat, pardon, la convention de stage (qui ne couvre que dalle hein, ou le strict minimum en cas d’accident) il était indiqué que je devais faire 35h et en réalité j’en faisait pas loin de 42-43h jusqu’à 48 par moment (les heures sup ne sont pas payés du coup) et une semaine j’avais décidé de partir à 15h un vendredi me disant que j’avais déjà complété mes 35h (et bien plus) et je le faisais savoir. La remarque des ingénieurs présent était simplement : « Tu pourrais donner ces heures à l’entreprise ». Et depuis je me sentait clairement pas à ma place et je savais depuis que ça parlait dans mon dos et m’isolait un peu pour la fin. Au final, ça n’a duré que 3 mois et j’ai eu un 16 donc je ne suis pas le plus à plaindre mais je n’ai que 23 ans, toujours aucun diplôme à part le Bac et j’me dis déjà que ça va être compliqué de bosser dans un milieu où les mentalité sont aussi « aliénées ». Merci en tout cas si vous lisez uniquement ce message déjà.

One thought on “En stage, 43h par semaine

  1. « Mentalités aliénées », voilà l’expression parfaite pour décrire ce qui se passe actuellement dans le monde du travail. On devient comme les Anglo-Saxons. Je reviens de trois ans en Angleterre, et des collègues qui venaient 30 minutes avant l’heure tous les jours au boulot pour pouvoir faire face aux demandes irréalistes de l’entreprise le tout en sous-effectif, m’ont sorti quand je leur ai fait remarquer que ce qu’ils faisaient n’allait pas aider l’entreprise à avoir des objectifs plus réalistes : « Mais moi, ça ne me dérange pas de faire du bénévolat pour l’entreprise ». Et je précise qu’on était en contrat « zéro heures » et donc payé à l’heure…. Autrefois, il n’y a pas si longtemps en fait, on répétait à l’envi cette expression : « tout travail mérite salaire ». Ce temps-là est révolu. Pourtant, tout ce qui sort de ce cadre porte un nom bien précis : L’ESCLAVAGE. Ce n’est rien d’autre que ça. Et toutes ces heures de travail que tu as fournies sans le moindre salaire, tu les as faites en esclave. C’est dans cette direction qu’on nous emméne. Aujourd’hui, on doit être heureux de pouvoir travailler à tout prix nous dit-on, peu importe les sacrifices, on nous demande d’aimer notre entreprise comme notre loisir préféré, la passion de notre vie. Manipulation psychologique ! Les entreprises nous demanderont bientôt de les payer rien que pour avoir l’extrême privilège de travailler pour eux ! Mouah ! Ah ! Ah ! Ah ! Merci pour ton témoignage et bon courage pour la suite de tes aventures dans ce monde professionnel qui marche sur la tête.

Laisser un commentaire