Nous, les « anims »

Je suis une jeune femme de 21 ans. J’ai stoppé les études à la moitié de la terminale, saoulée par le système éducatif de l’Education Nationale (beurk). Mais y’a des moyens tellement mieux adaptés à moi-même (et je pense à beaucoup de gens) pour s’instruire et apprendre que je pense que c’est une des meilleures décisions que j’ai prises. Maintenant je fraude les cours à la FAC, je fraude des conférences, je vais à des ateliers d’éducation populaire quand le sujet est cool, ou à des conférences gesticulées. (gratuit ou prix libre). Je peux faire ça uniquement parce que je suis blanche, assimilée hétéro, issue de la classe moyenne, et que donc je maîtrise à peu près les codes et vocabulaires « petit bourgeois bobo », j’ai pas de souci à lire des livres et à m’adapter à leur vocabulaire, ainsi qu’à leurs attitudes quand il faut passer inaperçue (en me déguisant en petite bourgeoise, en plus c’est assez drôle à faire).
J’ai décidé de vivre en squat parce que j’ai déjà eu un logement à payer, que ça m’a ruinée et détruit la santé (appart moisi, avec le plafond qui risque de s’écrouler à tout moment, à manger des pâtes et du riz). Puis je préfère vivre dans des lieux inoccupés, abandonnés par les bourgeois (les mairies, les trucs immobiliers). ça me fait plaisir de me dire que je les emmerde un tant soit peu. Parce que leurs décisions à eux emmerdent vraiment les gens, toute leur vie. Et elles tuent des gens. Aussi.
Je mange dans les poubelles des grandes surfaces, ou sur les fins de marchés. C’est gratuit et ça évite le gaspillage. Je peux le faire parce que je suis valide et que escalader des trucs dangereux ne me fait pas trop peur.
Pour vous donner le contexte : j’utilise pas beaucoup d’argent. (vraiment pas beaucoup), donc j’ai pas besoin de travailler souvent pour ne pas mourir de faim.

Je vous envoi ce témoignage aussi pour répondre aux gens qui osent affirmer sans jamais l’avoir connu que le CEE est un contrat d’engagement, donc c’est normal que ce soit peu payé par les asso (les pauvres, elles ont pas beaucoup d’argent) <= ce qui est le cas de certaines, mais clairement pas toutes, selon mon expérience, aussi, d’expérience, ce sont celles qui ont le moins d’argent qui payent le mieux.

Je suis parfois (l’été) Directrice de séjour adapté (séjours de vacances avec des personnes en situation de handicap mental, ou psychique; c’est à dire que des personnes autistes, trisomiques, en psychiatrie vont aller en vacances ensemble uniquement parce qu’ils souffrent d’un handicap du spectre « mental »).
Je suis donc salariée d’une asso., avec un Contrat d’Engagement Educatif (le fameux CEE, qui paye à la journée, y’a pas de minimum légal, donc des gens sont payés 15€ par jour parfois, et non, ce ne sont pas des journées de 8h).
Y’a besoin d’aucun diplôme, juste de la motivation (mais un intérêt pour le handicap est souhaitable, quand même)
Nous partons en gîte, nous avons un budget en général assez faible, comparé à ce que payent les personnes (et la région etc…). En moyenne, une personne va payer 1700€ la semaine (l’asso reçoit donc 30 600€ pour un séjour). Sur un séjour avec 18 personnes (23 avec les anims), de 3 semaines, mon budget était de 5500€. Le gîte (2000e) et la location de véhicules étaient déjà payés par l’asso. Pour nourrir 23 personnes et faire des activités promises sur le papier (le zoo, l’aquarium etc etc.), payer l’essence et les péages. En réalité, j’arrive toujours à m’en sortir avec mon budget, par je ne sais quel miracle. (on mange même plutôt bien).
Remarque j’ai peut-être une idée de par quel miracle on y arrive (nous, les « anims »). Nous sommes à la fois conducteur.trices (de véhicules TPMR, ou de 9 places), aide-soignant.es, AMP, animateurs.trices, cuisiniers.ères, agent.e d’entretien, infirmieres. On dort maxi 5h par nuit. (sur 3 semaines ça fait long). On fait tout pour réduire le budget (appeler des connards pendant des heures aux téléphones, qui refusent de faire un tarif plus bas pour des personnes en situation de handicap qui clairement n’ont pas les moyens…, organiser des jeux et activités sur place, des soirées).

Travail type :

– On arrive à l’asso, on check les médicaments que nous fournissent les parents/éducs (ça arrive qu’ils se trompent), on compte l’argent de poche de chacun.

– On part pour un trajet de +8h (car arrêt toutes les 1h/1h30, même si personne n’est censé avoir de pb « pipi » selon les dossiers, j’ai l’habitude des mensonges des foyers pour se débarasser des gens (je ne mets pas de guillemets volontairement)). Y’a 2 personnes en fauteuil. On doit défaire/rattacher les fauteuils à chaque fois. 1 arrêt = mini 45min, quand les riches en vacances n’ont pas pris les places réservées handi, sinon faut tourner ou s’arrêter dangereusement en bloquant tout le monde pendant 5 min (ce que je n’hésite plus à faire, sur les aires d’autoroute du moins, je crois que je fais une tête telle que les gens n’osent pas ouvrir leur bouche pour nous reprocher quoi que ce soit, je suis tellement énervée que j’hésite entre brûler la porche de l’autre enfoiré qui a pris la place ou la défoncer à coup de barre à mine, mais je garde le sourire et détend l’athmosphère auprès des vacanciers en faisant des blagues). Je veille aussi à calmer le stress de mes collègues, qui n’ont pas tous la même expérience que moi.

– On s’arrête pour pic-nic. Normalement les vacanciers ont prévu un pic nic (enfin souvent, les foyers). Je me souviens d’un dossier, où il était indiqué que la personne mange mixé. Personne n’a de pain de mie. Personne n’a de pot mixé. Je panique un peu intérieurement, je pose la question, pas de réponse (mais tous n’ont pas la parole, et la timidité est présente en début de séjour). Je ressort les dossiers. Je trouve le vacancier. Le foyer a fait de la merde. Ils lui ont filé du pain dur. Pour moi, j’avais prévu une purée de légumes (parce que ça s’engloutit vite, quand il faut gagner du temps). Je la lui donne, je dois faire attention à mes mots, ne pas dramatiser le truc parce qu’il pourrait paniquer! « bah dis donc, j’vois que le foyer a voulu te donner un pain très dur, je sais que c’est mieux pour toi de manger mixé, regarde; j’ai apporté ça pour toi! Est-ce que ça te dit qu’on échange? ». Je suis vegan, je mangerai pas ce satané sandwich au cadavre de cochon. J’aurai faim. Tant pis, on n’a pas le temps de s’arrêter à nouveau. Je taxe des chips à mes vacanciers en rigolant. Eux aussi rigolent! « en ben! la directrice elle a donné son repas à machin, » (les plus autonomes ont calculé le stratagème) « ah ouai mais j’suis costaude; t’as vu; j’peux attendre ce soir pour manger, puis je suis jeune moi hahaha, j’ai pleins de forces en réserve! ».

– On reprend la route. On arrive tard. Il est 20h. Ils ont l’habitude de manger pile à 19h. Certains stress, s’énervent, ils sont dans un état d’épuisement total. Les personnes autistes sont d’autant plus stressées : nouvel environnement etc. Je fais l’état des lieux avec le proprio. Pendant ce temps les médicaments sont distribués aux vacanciers (je prie pour qu’il n’y ai pas d’erreur, normalement nous avons des piluliers clairs, mais les parents rechignent à les utiliser et mettent parfois la pilule à côté etc <= stress supplémentaire, faut aller à la pharmacie, nous n’avons pas le droit de toucher à la compo des piluliers) Un anim s’installe dans le salon avec tout le monde, prépare un café ou une tisane! Un autre se met en cuisine (pâtes bolo en pot, ça plait à tout le monde, ça va vite). Heureusement, avant de commencer mon contrat, j’avais appelé le proprio du gîte pour qu’il nous fasse quelques courses d’appoint pour soir et petit déjeuner + midi, parce qu’à cette heure, en campagne, rien d’ouvert). Faut mettre la table (enfin d’abord tout déménager pour qu’on puisse s’installer tous ensemble, remettre aux normes de sécurité vite fait). On tente de faire une organisation des chambres. (y’a des fauteuils, des gens qui peuvent pas monter des escaliers, des couples etc…, chambres doivent être non mixtes). On met 1h à faire un plan. Faut déplacer des lits de chambre en chambre (le gîte est un château, c’est immense, on a mal partouuuuut). Un anim dormira dans le couloir. Tant pis, on n’a pas le choix vu le configuration du lieu. Une fois que c’est fait, c’est parti pour faire les lits de 18 personnes (les nôtres, on laisse tomber). On monte les valises de 18 personnes. – Il est super tard. On va manger avec les vacanciers. Tous ensemble, quand même, c’est mieux pour l’ambiance! Ils sont crevés, leurs médocs commencent à les endormir, certains s’endorment à table « viens je vais te montrer ta chambre si tu veux, si ça te dit tu pourras visiter le reste du gîte demain, on fera une visite avant de manger le midi, qu’est-ce que tu en penses? » (si je lui avait dit « allez je pense qu’il faut que t’aille dormir! », ça aurait été la crise, chaque mot est réfléchi. même à 23h, même après 8h de route.) C’est le moment du coucher, on rassure, on répond aux inquiétude, on convainc ceux qui ont l’habitude de faire leur douche le soir que juste pour aujourd’hui on fait une exception, on fait des câlins, on a le droit à des « oulala toi je t’aime trop » « t’es bellleuuuh » et qu’est-ce que ça fait du bien de les voir les yeux tout plissés de fatigue, mais avec un sourire étalé sur le visage. – On se retrouve nous 5 (les anims). Ouuuf on souffle. Le silence. On n’en peux plus, mais on a encore de l’adrénaline en réserve, alors on en profite pour ne pas s’arrêter de bouger (c’est fatal sinon). On déplace tous les meubles de la maison. On rerange la cuisine de manière pratique. On fait de la place dans les placards pour les courses. On vérifie que le frigo soit à bonne température. J’affiche les papiers obligatoires en cas de contrôle. – On installe la table pour le petit-déj’ – 2 personnes seront « de garde » : une en haut et une en bas. Les autres seront dans une chambre, ensembles. Premier jour, on est déjà crevés. On regarde l’heure. Il est 3h du mat. On espère que les vacanciers vont se lever tard. (on a oublié de leur préciser que en vacances, on peut faire la grasse matinée!). – 7h du mat. 2 vacanciers parlent dans une chambre. ça réveille la chambre d’à côté etc… bref, à 8h, tout le monde est debout. Nous aussi. – Distribution des médocs (la plupart en ont matin/midi/soir/coucher). – Petit dèj. Faut faire les tartines pour certain.es etc… On commence les toilettes. Peu se lavent seuls. Beaucoup ont besoin d’une présence et d’un accompagnement « t’as oublié sous les bras! » « t’as oublié quelques chose à mettre sur le gant! », certain.es ont besoin d’une toilette complète. Les douches et baignoires ne sont pas adaptées. Il y a des marches trop hautes pour eux. C’est dangereux. Même avec les tapis antidérapants. On poste des chaises de jardin dans les douches pour qu’ils s’y assoient si besoin. Pas envie d’un mort. Vraiment pas. – Faut faire une activité avec ceux qui ont fini, ce sera rangement des valises aujourd’hui, mais les jours suivants il y aura des choses ludiques : dessin, coloriage, pâte à sel, fabrication d’un volcan etc… Ils ne sont pas assez autonomes pour qu’on ait le temps de sortir le matin. On commence à se poser la question des jours de repos. Sur ce type de séjour, il n’est pas possible de prendre une journée complète, l’équipe serait trop dans la merde, et ce serait dangereux pour les vacancier.es. Donc les repos ça sera : une grass’ mat’ chacun notre tour. Jusqu’à midi. Je précise toujours aux anims qu’ils ont le droit à bien plus de repos, que s’ils ont besoin, qu’ils se sentent mal, trop fatigués etc… Ils n’ont pas besoin de demander, juste de nous tenir informés qu’ils vont faire une sieste de 1h ou 2h ou juste s’isoler etc. Dans ma tête, je pense toujours « mais comment peut-on considérer un temps de sommeil comme du repos…? ». Effectivement, légalement c’est pas très… légal. Mais bon, les nuits de 5h non plus et les journées de 20h non plus. Là, le code du travail, on lui chie bien dessus. Mais une bonne grosse chiasse quoi. Ou alors c’est le créateur du CEE qui nous chie dessus. Plutôt. – Bref, c’est l’heure de manger. On prépare le repas à la fois du midi et du soir, avec les vacancier.es qui souhaitent participer. – Aprem : une activité « payante » : zoo, aquarium, tour de calèche, pot dans un café, visite d’une usine de bonbons, etc etc (ce sont des gens qui ont en moyenne 50 ans). On sépare toujours le groupe en 2. Un qui reste au gîte faire des activités sur place : préparation d’une boom, challenge sportif etc… Et un à l’extérieur. Parce que 18 personnes à gérer à l’extérieur, c’est impossible, puis eux n’apprécient pas, ils sont trop nombreux. Parfois on change d’activité, parce qu’on a été mal renseigné.es au téléphone, nous n’avons pas la même définition du mot « adapté » (« oh c’est seulement 2 marches de temps en temps » LOOOOOL). Et encore, ceux qui promettent des tarifs, puis quand tu arrives te demandent les cartes d’invalidité (ils en ont tous une), mais manque de pot, j’ai oublié les dossiers (oui c’est pas bien du tout), donc bon on peut pas avoir le tarif. Je commence à gueuler : le mec est formel, il peut pas être sur qu’ils sont « handicapés ». Heureusement qu’un vacancier a voulu participer à la conversation, parce que je pense que j’aurais eu du mal à me retenir de faire s’écrouler la vitre devant le tête du bourgeois qui tenait l’affaire : « bah si ça s’voit hein, moi les gens dans la rue ils me montrent du doig et ils me disent ‘eh l’handicapé’ tout ça, moi j’aimerais bien que ça se voit pas heeeein » (crise de larmes à gérer, ça s’étend à tout le groupe parce que TOUS en souffrent). On ne fera pas l’activité. Y’a un coin d’herbe sur le parking. On se pose là. On va acheter des glaces à tout le monde. Et on parle. Ils ont besoin d’évacuer. Et moi j’ai la haine contre l’autre enfoiré. – On mange le soir – On fait une soirée au calme (souvent car ils sont fatigués) => soirée cinéma (film), soirée autour d’une tisane à lire des contes de la région etc… ou juste à bavarder, on prend aussi l’apéro (souvent avec du coca, rare sont ceux autorisés à l’alcool).

– On contrôle les véhicules (oui, nous sommes aussi mécano).

C’est comme ça pendant 3 semaines. C’est intense physiquement, psychologiquement.

Je le fais parce que je sais que leur vie en foyer les fait chier. Iels ne sortent quasiment jamais. Iels s’en plaignent. Iels en ont marre de la maltraitance qu’ils subissent. Au foyer et par les autres gens. Ils en ont marre d’être discriminés. Ils en peuvent plus. Je faispcku’on se dit que les vacances, c’est le moment où ils soufflent dans l’année. J’adore participer au fait de les rendre heureux et leur faire passer des bons moments. Certains n’ont plus de famille, ils sont heureux qu’on s’occupe d’eux et qu’on leur apporte de l’amour (nique la distance professionnelle, moi je leur fais des câlins et des bisous, parce que dans la vie c’est important). Suffit de porter attention à leurs remarques en fin de séjour. « merci pour tout ce que vous avez fait pour nous » (avec les larmes etoo).
Les parents pleurent aussi quand on rentre et qu’ils ont l’air si « biens ». On pleure tous à la fin.
Les vacanciers veulent nos adresses pour nous envoyer des cartes postales. On « doit » pas. Mais j’m’en fou. Je donne. Ils sont heureux, ils m’envoient des nouvelles.

Pour ça, nous sommes payé.es 30€ par jour.

(j’ai eu des contrats à 50€ brut par jour aussi).

Faut savoir qu’il y a des « associations » qui sont en fait des « usines à séjour ». Qui s’enrichissent et détournent ensuite l’argent (c’est assez simple à faire). Pendant ce temps, nous on crève la dalle. Ils osent nous expliquer qu’ils « peuvent » pas nous payer plus.

Je me suis retrouvée à rentrer à la fin d’un séjour, à l’asso x très connue.
Les années précédentes, quand nous avions des excédents de courses (il y en a toujours), nous pouvions évidemment (nous, les anims) les ramener chez nous. On est pour la plupart jeunes et fauchés. La plupart sont parti avec plus rien dans leurs placards pour manger.
Cette année, on nous annonce que l’asso récupère les sacs de bouffe. (il y a plus de 100 camions qui reviennent, c’est la galère pour s’entendre, s’écouter, revendiquer quoi que ce soit). Je m’indigne. Devant un bénévole. ça sert à rien. Mes vacanciers sont re-perdus car changement de repères. Je laisse tomber, je suis dégoutée, je vais m’occuper des vacanciers pour les rassurer.
J’apprends à la fin de la journée que c’est le directeur de l’asso (ce type qui nous parle mal à chaque départ) qui a décidé qu’ils se partageraient la bouffe entre les permanents de l’asso. J’ai décidé de ne plus jamais bosser pour eux.
Ce soir là, je suis rentrée chez moi. J’avais plus rien dans mes placards. J’ai pleuré. J’avais faim. Dimanche, magasins fermés, impossible de voler quoi que ce soit. A cette époque, je n’avais pas encore découvert le plan des poubelles de supermarché.
Maintenant je pense à tous ces gens qui crève la dalle chez eux. Pendant que des supermarchés jettent de la nourriture. (45% de la nourriture produite dans le monde est… jetée). Pendant que des fausses associations exploitent les jeunes en galère et sans diplômes. On était payés moins de 2€ de l’heure.

Maintenant je pense aussi qu’on vaut mieux que ça. On veut mieux que la vie précarisée que les capitalistes veulent nous imposer.

« Un jour, les pauvres n’auront plus rien d’autre à manger que les riches »

Qu’ils s’étonnent pas de notre colère légitime. Qu’ils s’étonnent pas de notre violence légitime. Nous briserons toujours moins de vitrines de banques, qu’elles n’ont brisé de vies. Mort au capitalisme. Organisons-nous.

4 thoughts on “Nous, les « anims »

  1. Beaucoup de haine du « bourgeois » et de jugements dans ce témoignage…ce n’est pas parce qu’on a une vie difficile qu’il faut critiquer et juger à tout va et mettre tout le monde dans la même catégorie, c’est avec ce genre de réflexion qu’on creuse les écarts dans notre société.

    1. Oui oui, on sait. #notallwhatever
      La colère est légitime, et l’oppression de classe est réelle. Les bourgeois, riches, etc. y participent de manière passive quoi qu’il arrive.

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