J’ai travaillé chez un petit éditeur de logiciel d’enquête marketing dont le patron était pire qu’une caricature.

De 2008 à 2009 j’ai travaillé chez un petit éditeur de logiciel d’enquête marketing dont le patron était pire qu’une caricature.
Lors de la négociation du salaire avant mon embauche, il m’avait indiqué que tous les salariés recevaient une prime à la fin de l’année équivalente à un 13ème mois. Lorsque la fin de l’année est arrivée, il m’a refusé cette prime sous le prétexte que je travaillais sur un logiciel qui ne rapportait pas encore d’argent. Autre détail qu’il avait oublié de me préciser avant l’embauche est que mon contrat comportait 4 heures supplémentaire obligatoire comprise dans le salaire négocié.
Ce brave homme avait l’habitude de crier sur ses employés à tout bout de champs. Dès que quelque chose ne lui plaisait pas ou ne correspondait pas à ce qu’il attendait il se mettait à hurler sur. Un jour, j’ai même eu le droit à un avertissement (par courrier recommandé) car j’avais répondue que je ferai ce que je pourrai. Un de mes collègues y avait droit quasiment quotidiennement ; les seuls jours où il pouvaient souffler un peu étaient les jours où le patron était en déplacement.
Pendant l’année et demie où je suis resté dans l’entreprise, il y a eu 6 démissions (pour un effectif d’une douzaine d’employés)
Quand je suis arrivé dans l’entreprise, le patron avait une voiture de société : un gros 4×4 Mercedes ML de moins de 2 ans. Quelque mois plus tard il l’a changé pour un Porsche Cayenne GTS. Lors d’une séance de remontrance, il m’a dit que je n’était rien et que mon salaire était inférieur à ce qu’il payait en essence chaque mois. Son frère était employé dans l’entreprise et avait une Audi de fonction bien qu’il ne faisait aucun déplacement et qu’il habitait à moins de 100m de l’entreprise.
A bout de nerfs, j’ai littéralement claqué la porte après l’engueulade de trop. J’avais un garçon de 6 mois à la maison, je venais de signer un crédit pour un appart’ et je n’avais pas de job en vue mais je ne pouvait plus vivre cet enfer quotidien.

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