Dans ce métier, beaucoup de patrons sont des ordures

Bonjour,

voici mon témoignage. Par avance, je vous demande d’être clément. Boulanger de profession, mon verbe n’est pas vraiment haut, un peu bas du front. La syntaxe et les fautes d’orthographe ne sont pas voulu. Merci.

J’ai 30 ans et je vais être déclaré inapte. J’ai de l’arthrose sur la colonne vertébrale,  une hernie discale au niveau des lombaire, mes nerfs sont sous pression et j’ai tous le côté gauche qui marche de moins en moins bien. Je vais surement perdre mon bras gauche.

J’ai passé 10 ans de ma vie à bosser entre 90h à 120h/semaine, en ne prenant jamais un seul arrêt maladie. J’ai été brûlé à tous les degrés, de nombreuses coupure, de la légère entaille à la profonde et sérieuse, je me suis cassé une jambe, entorse au cheville et poignet. Mon métier a profondément marqué mon corps.

Je l’ai fait parce que j’ai accepté dès mes 15 ans, qu’en boulangerie, on t’apprend que ce métier, faut être un dur, jamais accepté de baisser les bras. Au point qu’un jour par réflexe stupide, une porte de four défaillante me tombe dessus et je la stoppe avec mon bras gauche. Brûlure au troisième degré. la brûlure m’avait écorché, ça avait touché  le muscle.  J’ai repris le taff après un pansement basique. J’suis allé à l’hôpital, on m’a soigné mais je n’ai pas pris d’arrêt. Mon patron m’a gueulé dessus et a voulu me prendre une partie de mon salaire pour avoir soi-disant cassé la porte.

J’ai roulé ma bosse et j’ai souvent changé d’entreprise, parce que dans ce métier, beaucoup de patrons sont des ordures. On bosse avec des économies de bout de ficelle, à devoir se démerder à faire le boulot du mieux que l’on peut, avec une énorme frustration. Ce métier m’a rendu cynique avec le travail. On m’a souvent fait culpabiliser de vouloir arrêter de bosser parce que tu comprends, j’ai une chance inouïe d’avoir du boulot.

J’ai fait 2 burn out, qui ont démarré de manière violente. Le premier à la gare, pour voir des amis. Je suis pris d’un violent malaise et je fais des spasmes. Je me cogne la tête à une poutre, je m’ouvre le crâne. 5 points de suture. J’ai du reprendre le boulot 2 jours après, mon boss avait personne pour me remplacer soi disant.

Le second, au boulot, je portais un sac de farine dans les escaliers, j’ai fait un malaise au milieu de celui-ci et j’ai chuté. Je me suis fait réveillé par le patron qui m’a engueulé parce que j’étais par terre. Sans avoir à se soucier si tout allait bien. Une cheville de foulé. J’ai repris le taff le lendemain. Pas le choix, j’étais le seul à travailler.

Aujourd’hui, je suis en train de monter mon dossier pour être déclaré inapte mais je suis contraint de continuer à bosser en attendant que la CPAM me donne l’aval pour percevoir une pension. Et le plus drôle c’est que je ne sais même pas comment vivre avec ça. la pension sera de 50% de mon salaire. Quand t’as passé ta vie à bossé au smic avec des pourboire au black, autant dire que mon futur est plutôt morose.

Même si je m’arrête de bosser, je refuse que ce gouvernement nous prennent pour des cons !!

Bonne soirée

5 thoughts on “Dans ce métier, beaucoup de patrons sont des ordures

  1. C’est quoi ce discours de vieux a 30 ans ?
    Si ce métier ne vous convient pas, bougez vous, faites une formation et changer de métier.
    Encore un qui va vivre au crochet de la societe.

    Je suis petit restaurateur, derrière les fourneaux depuis 1981 avec tous les problèmes de dos du a l’usure et j’en ai marre de payer pour des branleurs alors que moi, je n’ai droit à rien, ni arrêt de maladie, ni pension .

    1. C’est quoi ce discours? Personne n’est égal face à la santé, vous avez peut être une meilleure condition physique de base pour tenir depuis tout ce temps?
      Cette personne nous dit qu’elle va surement perdre l’usage de son bras gauche et cumule arthrose et une hernie discale, je ne vois pas en quoi faire une formation pour changer de métier pourrait améliorer son état de santé. Vous avez le discours type du mouton de base qui préfère gueuler sur celui qui n’a déjà pas grand chose, c’est plus simple on a l’impression de faire partie d’un groupe, d’une majorité, par contre voir plus loin que le bout de son nez et essayer de comprendre les autres… non ça ce n’est pas possible pour vous …

  2. Les salopards… Mon petit frère a aussi commencé à bosser à 15 ans dans la restauration et puis en pâtisserie. J’ai mal au coeur en pensant à tous les coups tordus que lui ont fait ses patrons, et à tous les autres qui sont encore dans cette situation aujourd’hui.
    Bon courage à toi et j’espère que ta situation va s’arranger.

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