Je suis étudiante et salariée.

Je suis étudiante et salariée. Mon premier travail saisonnier, je l’ai eu « sur le tard », à 20 ans passé. J’ai vraiment insisté pour travailler, harcelant presque la DRH pour un poste dans son entreprise. J’ai fini par être assurée d’avoir un poste dans son fast-food pour deux mois. Il y a eu, pendant la journée d’intégration, le vague écho d’une proposition de CDI pour la rentrée si je le voulais et si je travaillais bien.
Au bout d’une semaine, la sous-directrice m’a convoqué dans le bureau, me reprochant de ne pas sourire, de souffler tout le temps et de surveiller l’heure de fin. Elle m’a même rappelé qu’il me restait une semaine d’essai mais que malheureusement ils avaient trop besoin de moi pour y mettre fin. Je travaillais en cuisine, c’était l’été, et la clim était en panne. La chaleur me donnant des migraines, je demandais régulièrement des verres d’eau, mais ils n’étaient autorisé qu’après une heure de travail puisque nos supérieurs estimaient qu’on pouvait boire avant notre service. Sauf qu’avec une chaleur ambiante de plus de 40°C, on se déshydratait vite, trop vite.
Plus tard, une feuille a été affichée entre les vestiaires disant « Personne n’est totalement habillé tant qu’il ne porte pas le sourire. » Là plusieurs collègues ont ricané en me regardant et ont chuchoté des choses à la sous-directrice en me pointant du doigt.
Quand mon CDD a commencé à toucher à sa fin, je me suis rapprochée de la DRH, lui proposant mon CV et ma lettre de motivation pour un CDI étudiant pour l’année scolaire. Là il m’a été dit qu’ils ne gardaient personne pour l’année à venir. Deux jours plus tard, j’apprenais que deux personnes étaient gardés pour un emploi étudiant, et que j’étais tout simplement jugé pas assez souriante par la sous-directrice, bien que je n’étais jamais en contact des clients.
J’ai alors cherché dans un autre fast-food où j’ai signé un CDI cette fois-ci, le directeur me trouvant très souriante.

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