Aujourd’hui, je suis donc au chômage

Il y a peu encore, je faisais un travail que j’avais en horreur, à l’opposé de mon caractère profond. Cependant, je suis resté en poste 3 ans car… Et bien dans mon secteur d’activité, c’était dur de trouver un emploi et je me disais : au moins, ça paye mes factures et mon loyer.
Ce n’était pourtant pas faute d’essayer, effectuant de très (trop ?) nombreuses heures supplémentaires jamais rémunérées, avec des frais de déplacement jamais remboursé et, pire, obliger de passer mes congés maladie en jour de vacances car avec un salaire payé au SMIC me permettant à peine de vivre (finissant toutes mes fins de mois en négatif, sans jamais pouvoir espérer même une sortie au cinéma ou autre sans devoir me faire obligatoirement inviter ou même espérer partir retrouver ma famille habitant à 900 Km (pour les plus près) pendant les fêtes, je ne pouvais supporter le trou financier que constituaient les 3 jours de carences. Donc, pas le choix, avec l’accord de mon patron, j’utilisais mes jours de congé.
Seulement… Seulement fatalement, je ne pouvais continuer comme ça (j’étais en plein burnout) et un jour, j’ai pris le premier prétexte valable possible et suis rentré vivre avec ma famille.
Bien sûr, je suis passé par la case démission (donc aucune indemnité) et il m’a fallu presque 1 an et 6 mois pour éponger mes dettes auprès de ma famille.
Oui, parce que ce le SMIC, pour un célibataire sans aucune autre aide d’état, ce n’est pas un salaire suffisant pour vivre… Tout juste pour survivre, surtout dans les régions où la vie est chère (et où les prix à la consommation augmentent en moyenne de 30% pendant les périodes touristiques).

Et je pourrais parler aussi de mes jobs précédents. Au moins, avant, j’arrivais à vivre décemment avec un salaire qui, sans être mirobolant, restait un salaire honnête et suffisant. Aujourd’hui, avec le chômage galopant, Je prends ce que je peux… Payé le minimum… Quand je trouve…

Aujourd’hui, je suis donc au chômage depuis plus d’un an avec des indemnités en corrélation avec un ancien salaire de smicard.
Heureusement, j’ai pu retourner vivre chez ma mère, retraitée, bien heureuse de mon retour à cause de ses soucis de santé.
Cependant, je n’arrive toujours pas à retrouver un emploi dans ma branche.
J’ai bien fait une demande de formation pour changer de métier et aller vers une branche ou les offres d’embauches sont importantes (et qui plus est un peu mieux rémunérées), mais… Les places pour ces formations son rares et distribuées au compte goûte…
Alors je suis sur liste d’attente, continuant de distribuer mon CV dès qu’une offre se présente, sans grand succès pour le moment.

Et puis maintenant ce projet de loi déjà qui suit une  prorogation déjà, à mon sens, inacceptable de l’état d’urgence (et l’inscription de dispositions de façon illégale dans la constitution de certains de ses dispositifs), qui va, quand j’aurai retrouvé un travail, me rendre assurément la vie encore plus compliquée ?

Car il ne faut pas se leurrer : toutes mesures qui détruisent le code du travail, le faisant retourner presque au stade de ce qu’il était à la fin du 19e siècle… Toutes ces mesures, les entreprises vont en user et en abuser comme elles l’ont toujours fait !

Il faut vraiment que les tout le monde prennent conscience que notre vote est une vraie arme contre ces hommes et femmes politiques complètement déconnectés de la réalité de nos difficiles « vie des sans dents »… Seulement, ce n’est pas aux aux élections nationales (présidentielles, députés etc) qu’il faut se réveiller.
Pour les virer, il suffirait de commencer par voter pour des gens autrement plus investis et compétents dans le parti politique qui nous correspond… Oui, car déjà, si on les vire des partis politiques, ils seront automatiquement écartés des grandes élections nationales puisque n’ayant plus aucune légitimité politique ni soutien financier de leur partis respectifs.

Mais bon, pour ça, il faudrait que la France se réveille… Enfin…

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