« J’ai vu des collègues se passer des anti-dépresseurs pour pouvoir supporter la pression. »

Je suis dans les ressources humaines et cela fait plus de 10 ans que je suis en précarité
Par ma multitude de travailles précaires et aussi par ma profession je pourrais vous faire part de nombreuses situations
Comme je n’ai aucune aisance rédactionnelle j ai donc choisi de vous raconter mes deux derniéres expériences.

La première remonte à l année 2013 où j ai accepté un CDI sur Arras en tant que gestionnaire paie. J avais en trajet domicile/ travail (aller retour) 90 km mais c’était en principe provisoire car l entreprise allait dans un an déménager sur Villeneuve d ascq donc se rapprocher de mon domicile
J’ai donc sous cette condition accepté le contrat, d ailleurs ils m ont même montré les photos de la construction du nouveau bâtiment. Cerise sur le gâteau il m’ont demandé à moi et à mes collègues de choisir le nouveau mobilier de bureau.
Et quelques mois plus tard la direction a demandé des volontaires pour venir travailler au sièges à Paris comme nous étions tous réfractaires à cette idée, ils nous ont organisé une réunion au siège afin de nous convaincre. Pendant deux mois ils nous ont déballé le tapis rouge, réunion avec repas au champagne…
Et finalement ils ont été contraint d officialiser la délocalisation sur PARIS de notre service, c.-à-d. Nous imposer la clause de mobilisation de notre contrat donc en cas de refus = licenciement pour faute grave.
Heureusement j’ai eu l aide des délégués et j ai pu faire une rupture conventionnelle
Après quelques mois pour digérer cette mésaventure et faire entre deux un bilan de compétences viais pole emploie qui ne m a rien apporté.
J ai accepté une mission en interim dans une entreprise semi-public pour remplacement d un salarié en absence maladie. J ai donc eu dans cette entreprise une multitudes de contrats en fonction des arrêts de celle-ci. Aujourd’hui cela fait 18 mois que je suis à ce poste, la personne n a toujours pas repris, en revanche, le motif de mon contrat a changé .
Je suis encore dans cette entreprise pour 4 mois, et ensuite, le directeur des ressources humaines a imposé à ma responsable de me remplacer moi et une autre collège intérimaire par deux contrats de professionalisation. Contrat professionalisation beaucoup moins coûteux et non comptabilisés dans les effectifs.
Mes collègues étant surbooké on m a bien-sûr demandé de bien vouloir former mon futur remplaçant sur une partie de mon travail .
De mon côté il était hors de question que j accepte. Mais….ma collègue à cause ou grâce à son léger handicap a pu transformer sa mission d interim en contrat aidé. En conséquence celle-ci me remplace et comme je suis proche d elle j ai finalement accepté de la former.

J’ espère que ma publication pourra servir à prendre conscience qu il existe une réelle souffrance au travail.
Je ne peux malheureusement pas tout raconter mais j ai vu des collègues se passer des anti-dépresseurs pour pouvoir supporter la pression.
Il y a une phrase d un délégué qui me disait « le travail doit te faire vivre mais pas l’inverse « 
Pas facile de nos jours à suivre ce principe…

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