« Faire miroiter un travail de bureau, dans ma branche, pour au final me laisser en production, je trouve ça dommage. »

J’ai obtenu mon premier travail le mois dernier. C’est un CDD, de trois mois et demi, avant que je ne reprenne mes études en septembre. J’avais déjà fait quelques jobs étudiants, mais ça avait été des évènements ponctuels, d’un mois maximum. Là, j’étais plus content d’avoir trouvé quelque chose sur le moyen terme, d’autant plus que si j’avais postulé pour un poste à la production, on m’avait proposé un travail en communication (création d’un site web, de flyers…). Payé au smic, évidemment, mais pour quelque chose de temporaire, je m’en fichais.

J’ai bien vite déchanté : quelques jours avant que je ne commence, le patron m’a fait savoir que finalement, je ne serais que deux jours dans les bureaux, et trois en production, la faute à des vacances et des arrêts maladies non remplacés. Dans les faits, jusqu’ici j’ai plutôt tenté d’avancer entre deux pauses en production, puisque j’y passe quasiment tous les jours.
Et même quand mon planning me prévoit une demi journée pour avancer dans mes projets, il y a toujours un contretemps « exceptionnel » qui fait que je dois enfiler blouse et gants pour aider. Cela ne me dérange pas en soi, c’est ce que j’avais prévu de faire : mais faire miroiter un travail de bureau, dans ma branche, pour au final me laisser en production, je trouve ça dommage.

D’autant plus que rien n’est en place pour que je puisse travailler la communication : je n’ai pas de bureau (une table a été installée pour moi dans un couloir), pas de pc (j’emprunte ceux des autres, je ramène le mien selon les possibilités), et quand j’évoque le montant des fonds disponible pour l’hébergement du site, on me dit que je dois attendre, que ça doit encore se réfléchir.

L’entreprise est dans l’agro-alimentaire, et certaines tâches que je dois réaliser nécessitent une formation, notamment pour trier certaines denrées sensibles : on me reproche de ne pas reconnaître les signes qui amèneraient à l’écart de certains des produits, ou au contraire d’en écarter des sains, sans pour autant m’avoir montré exactement ce qui ne va pas.

Aussi, les employés en production possèdent tous du matériel spécifique, notamment des combinaisons et des tabliers, pour résister au froid et ne pas salir les blouses traditionnelles… Mais je dois partager mes vêtements avec la responsable qualité, qui elle ne possède que des blouses… Ce point n’est pas jugé important, puisque je ne reste que quelques mois, et que je suis « censé travailler en communication, pas en production ».

J’y travaille depuis maintenant deux semaines, et je n’ai toujours pas vu l’ombre d’un contrat. Je me rend au travail en train, et j’ai du insister et montrer les articles exacts du code du travail pour qu’on accepte de me rembourser mon abonnement. Les heures supplémentaires (1/2h par jour minimum) seront apparemment payées, mais je n’en connais toujours pas les modalités…

J’étais bien content d’avoir trouvé ce travail, mais aujourd’hui, je commence à me méfier de ce « bon plan » que j’avais tant vanté.

 

image via www.flickr.com

2 thoughts on “« Faire miroiter un travail de bureau, dans ma branche, pour au final me laisser en production, je trouve ça dommage. »

  1. Si tu n’as pas de contrat, ne t’empresse pas d’en signer un, pas de contrat écrit préalable à l’embauche = CDI à temps plein dans le droit du travail !

    1. Oui, j’y avais pensé, mais étant donné que je reprenais les études en septembre, je n’ai pas voulu me lancer dans des histoires abracadabrantes…
      Et au final, les heures supplémentaires n’ont pas été payées, car j’avais posé des jours de congé pour aller aux entretiens liés à mes études, et qu’on m’a innocemment dit « ah bon, tu as posé des congés ? Ah, non, ce sont des jours de récup’ que tu as posé ». Alors que je les avais demandé par oral et par écrit, et que tout avait été validé.
      Aussi la paye s’étalait par semaine complète (par exemple, pour juillet, j’ai été payé du 27 juin au 22 juillet (donc moins de 152h/mois, donc pas le smic, génial)), était parfois affreusement en retard.
      J’ai du faire des flyers sur powerpoint (ne cherchez pas la logique), et on m’a demandé de revenir après mon contrat pour expliquer ce que j’avais fait (ce que j’avais demander de faire lors des derniers jours, sans succès). J’ai bien évidemment refusé…

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