« Je bosse en restauration traditionnelle »

Je bosse en restauration traditionnelle, c’est déjà pas un milieu où le respect et l’amitié règnent.

On ne nous paie pas nos heures supplémentaires (on nous oblige à être en récupération même si on est à mi-temps ou on nous les paie au black).

J’ai surpris mon boss vider la tirelire à pourboires et ça fait plus de 4 mois que nous n’avons pas touché ces derniers.

Mon patron blacke certaines grosses tables qui paient leur addition en espèces et se met la recette dans la poche.

Le cuistot est à 90 heures/semaine, ne quitte parfois pas le resto de la journée et ne bénéficie d’aucune augmentation. Bien qu’il soit le seul en cuisine, il est toujours considéré comme « commis ». Son apprenti a été contraint de sécher ses cours à l’école pour venir en renfort durant une semaine.

On nous parle comme à des chiens et comme j’ai osé râler par rapport à mes heures complémentaires qui allaient être mises illégalement en heures de récupération, dès qu’il y a une couille dans le service, c’est forcément de ma faute.
Le gérant se barre avant la fermeture de son établissement, laissant seules ses deux serveuses : hier soir, samedi, il a déserté son poste à 21H et le lundi soir, ma collègue est seule pour gérer le resto, elle n’est que serveuse et enceinte de 6 mois… même au fast food, on ne permet pas ce genre de choses pour protéger les salariés et éviter le braquage.

Mon patron est un gros con de raciste qui planque du jambon dans les pizzas des clients musulmans (et se marre en cuisine quand il les voit manger) ou il prétend que dans les cannelés il n’y a pas d’alcool. Il a déjà qualifié la clientèle d’origine maghrébine de « bougnoules » et durant les municipales, il voulait accrocher une banderole « les patriotes avec Marine  » (je crois bien que c’est encore le plus dur à supporter pour moi… sa connerie crasse d’intolérant bas de plafond) Il insulte les clients végétariens qui veulent un plat sans viande (c’est un resto de montagne donc la cochonaille, il y en a dans beaucoup de plats).
.
Nous sommes une bonne équipe dans ce resto, on s’entraide, on se félicite quand on déchire durant un service velu (parce qu’on a jamais eu une seule félicitation ou valorisation pour le travail abattu) mais on vaut mieux que ça !

Laisser un commentaire