Quand la police vous empêche de travailler

En 2008 suite à un licenciement économique,je décide de me mettre à mon propre compte dans le domaine du transport.

Cette activité étant réglementée je passe une formation payante (600€) afin d’avoir la capacité et la licence de transport. Suite à cette formation je crée donc une auto-entreprise le plus légalement du monde. Me voila prêt à travailler avec une vieille fourgonnette d’occasion et des annonces de proposition de mes services postées sur internet.

Un jour alors que je suis avec un client au magasin de meubles de ma ville, à l’enlèvement des marchandises, je vois des policiers de la bac entrer dans le dépôt et pourchasser des transporteurs clandestins. Voyant cela, je prends l’initiative d’aller voir un agent de la bac pour l’informer que je suis transporteur. Il me demande de lui présenter les documents prouvant ce que je dis,ce que je fais évidement.

Pensant être dans une république où l’on est citoyen à par entière lorsque l’on respecte les lois ,le policier me dit sèchement devant mon client « tu dégages ». J’abandonne mon client car le policier me menace de m’embarquer au commissariat.

Je crois que ça s’appelle entrave à la libre entreprise.

Voilà mon premier contact avec la police en tant qu’entrepreneur.

Les contacts suivants ne sont pas mieux car ces mêmes agents me voyant docile m’arrêtent arbitrairement avec menottes svp (enlèvement quoi!) et me détiennent illégalement menotté au banc pendant plusieurs heures (séquestration quoi!). Cela est arrivé 2 ou 3 fois.

Je contacte l’ IGPN pour dénoncer les faits, on me rappelle pour dire que l’on va faire le nécessaire. Rien.

Entre temps, ne pouvant travailler librement je décide de fermer mon entreprise et de redevenir salarié mais ça ne me convient pas et j’arrête.

Aujourd’hui je suis un précaire et ne cesse de penser à ces agents que je tiens responsable de ma précarité et de la charge que je constitue pour l’État.

 

image via www.flickr.com

 

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