« Sans piston ou relations… on arrive à rien ! »

Je ne vais pas parler d’une expérience professionnelle en particulier. Mais j’aimerais vous parler de nous, nous les jeunes.

En France, logiquement, plus l’on a de diplômes et de connaissances, plus on est censé trouver facilement un job. Grossière erreur ! Je ne peux pas parler pour tous mais je peux vous parler de moi, de mes études.

Après une licence en langues et une licence pro en communication… Je ne trouve rien…. Car en effet, ayant une licence pro en communication, je suis censée pouvoir décrocher un poste dans ce domaine puisque mon diplôme est PRO, comme le cite l’intitulé. Or sur toutes les annonces en communication (sur Pôle Emploi ou autres) on ne demande que des bac +5 dans ce domaine …

Dois-je passer ma vie à faire des études ? A être dépendante de mes parents avec tout les conflits familiaux que cela comporte ? Combien sommes-nous à avoir 23, 24 ou 25 ans voire plus, à devoir vivre chez nos parents (ou pire, chez le nouveau conjoint d’un de vos parents) ? Combien sommes-nous à ne pas pouvoir voir le bout du tunnel ? Combien sommes-nous à ne pas pouvoir avancer ? Et combien sommes-nous à désespérer à ne pas avoir de perspective d’avenir ? Parfois, je me dis que peu importe les études et nos efforts pour décrocher nos diplômes…sans piston ou relations… on n’arrive à rien !

 

image issue de : https://www.flickr.com

4 thoughts on “« Sans piston ou relations… on arrive à rien ! »

  1. Je suis passé par là, comme je vous comprends… Même pour un boulot de saisonnier, il faut parfois être pistonné! C’est ridicule. Bon courage à vous, la roue va bien finir par tourner.

  2. Bonjour,

    Je ne peux pas voir donner raison sur toute la ligne. Cela dépend vraiment des personnes et des opportunités.
    Mais il est vrai que malgré tout, beaucoup ont du mal à s’en sortir et deviennent des Tanguy malgré eux. Nous avons de plus en plus de mal à nous installer, à construire une famille. J’en suis la preuve, j’ai 27 ans et avec mon conjoint nous voulons un enfant mais à chaque fois que je pense pouvoir trouver un CDI, je me prends les pieds dans le tapis (entre des promesses non tenues et des fins de période d’essai pour de mauvaises raisons).
    Les anciennes générations disent que nous sommes des jeunes fainéants. Oui, si on regarde les émissions comme « Pascal le Grand Frère », « Ma famille à besoin d’aide » ou encore mieux les « Ch’tis », nous pouvons dire que nous sommes mal représentés.

    On vaut mieux que ça !

  3. Exactement ! ça résume si bien où j’en suis ! j’ai 24 ans et je suis toujours chez mes parents. Pas de piston, ni de relation. En plus j’ai des problèmes de communication oral qui n’arrange pas les choses (bégaiement). Bref, un frein à l’indépendance. Heureusement qu’il y a internet et nos témoignages pour prendre du recul…

    Je pense que le pire pour un jeune c’est de ne pas être « accompagné » de façon « bienveillante » vers ce qu’il veut devenir. Peut importe son choix dans la vie. Car entouré des bonnes personnes je pense qu’on découvre en nous quelque chose dont on ignore l’existence… Peace !

  4. Je ne peux malheureusement qu’appuyer ton témoignage. J’ai bientôt 30 ans et depuis l’obtention de mon master je me débrouille avec des petits contrats dans ma branche. Je suis contente quand j’arrive à gagner 900 € certains mois. Car malgré les expériences et les diplômes c’est toujours mission impossible. Le plus dur pour moi c’est de voir que pire que le piston il y a aussi les inégalités de classe. J’ai toujours été une élève brillante dans l’espoir de sortir de cette condition très modeste dans laquelle j’ai grandi. Malheureusement, les étudiants plus aisés sont toujours avantagés : pas besoin de travailler à côtés des études, ni l’été, voyages à l’étranger, cours de langue en plus, partir en stage dans une autre ville ou pays sans problème de financement. Avant je n’y pensais pas vraiment mais aujourd’hui je vais le constat que mes anciens camarades de classe issus de milieux aisés sont aujourd’hui à des postes à milles lieues de nous autres fils de prolo. Évidemment c’est plus simple quand tu peux partir faire ton stage à Paris car tes parents payeront un loyer, quand à chaque vacances tu voyages pour améliorer ton anglais ou faire du bénévolat alors que les autres avancent et font des choix qui determineront leur vie en fonction des moyens qu’ils n’ont pas. Avant même le piston, nous ne sommes pas égaux avant mêmes d’entrer sur le marché de l’emploi.

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