« La seule chose qui me reste de mon métier c’est cette douleur »

J’ai refusé de passer par-dessus une rambarde de sécurité au-dessus d’environ 10 mètres de vide, plutôt que modifier la position de la nacelle. Le lendemain, le patron m’incitait à partir, il estime que je ne suis pas fait pour ce travail. Je me défendais en expliquant la situation : rien à faire depuis j’ai eu la vie dure avec les autres employés allant jusqu’à l’insulte et bousculade. Même pas un mois plus tard un ouvrier ivre me lance une clé que je lui avais demandée, mais il me l’envoie sur la figure je l’évite de justesse, je glisse, je fais une chute de toit.

Mon épaule gauche est traumatisée à vie, je ne peux plus travailler dans ce métier que j’aimais tant. Je ne suis pas reconnu handicapé, car j’ai une mobilité avec mon épaule même si ce n’est pas à 100 % et sans prendre compte que si je force dessus, mon épaule me lâche avec une douleur terrible (plus qu’à l’accoutumée) et je ne peux plus l’utiliser pendant un bon moment.

Je n’ai le droit à aucune aide pour une autre formation ou autre chose qui me permettrait de trouver du travail : la seule réponse que j’ai du pôle emploi c’est de retourner à mon ancien travail… si seulement je pouvais. Cela fait maintenant 15 ans, la seule chose qui me reste de mon métier c’est cette douleur que j’ai tous les jours et que j’aurai jusqu’à la fin de ma vie.

 

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