J’ai perdu cet emploi avant même de commencer

Il y a deux ans, je suis tombée enceinte à la fin du renouvellement de mon CDD. J’ai trouvé un nouveau travail, un CDD en vue de CDI (je passe sur la précarité déguisée de ce système), un bon poste qui correspondait en tout point à mes attentes. Par souci de transparence et pour me donner une chance d’avoir le CDI après le CDD, j’ai annoncé ma grossesse à la réception du contrat de travail. Du coup, comme « ça ne les arrangeait pas », et bien que la loi stipule qu’on ne peut pas discriminer une femme parce qu’elle est enceinte, j’ai perdu cet emploi avant même de commencer.
L’histoire ne s’arrête pas là, car par un concours de circonstances, je n’entrais plus dans les cases prévues par la CPAM et je n’ai pas reçu d’indemnité de congé maternité. La raison: n’a pas travaillé récemment!

2 thoughts on “J’ai perdu cet emploi avant même de commencer

  1. Mon compagnon a « raté » deux entretiens d’embauche, dont un super prometteur et avec, pour une fois, des horaires potables, et pas trop loin de la maison, dans le domaine de la restauration à cause de ça : il a fait l’erreur de dire que sa compagne allait accoucher vers la fin du contrat saisonnier prévu…
    Il avait trouvé une solution pour que les employeurs ne se retrouvent pas avec un salarié en moins, mais « ça les faisait chier de faire d’autres contrats en fin de saison ».

    On apprend vite à ne pas être honnête dans ces cas là…

  2. Comme je te comprends ! j’ai moi aussi perdu mon emploi du fait de ma grossesse. Cadre dans les ressources humaines d’une grosse entreprise française de plus de 10 000 salariés, j’ai appris que ma remplaçante avait été embauchée en CDI au cours de mon congé maternité. J’ai bien interrogée mon directeur à ce sujet, m’inquiétant bien sûr de la place que j’occuperais à mon retour. Il m’a rassurée, m’indiquant que ma remplaçante serait ensuite mutée dans un autre service. A l’issue de mon congé maternité, j’ai pris un congé parental de 1 mois. Ma direction a eu le temps de m’envoyer un courrier me demandant de leur préciser la date de mon retour, avec un délai à respecter (ce qui est illégal); j’ai répondu par téléphone, confirmant la date telle que convenue. Or une semaine avant de reprendre le boulot, je reçois un appel du DRH m’informant que je ne devais pas revenir travailler. Choquée, perdue et surtout liée par un contrat de travail avec une nourrice que je venais d’embaucher 50 heures par semaine, j’ai répondu que j’allais reprendre mon travail comme il se devait. Convoquée par le DRH, celui-ci me dit que si je reprends le travail, je me ferai virer de toute façon , sous un prétexte quelconque car, selon ses dires « quand on cherche un motif, on trouve », et surtout que je partirai avec une indemnité « = à 0 » qu’il écrit en gros sur toute une belle page blanche. Il me propose un accord (et oui, jamais mes compétences n’ont été officiellement remises en cause – ce n’est qu’officieusement que l’on m’a fait comprendre que la grossesse m’avait fait perdre des neurones ) et m’indique qu’il est prêt à me verser 6 mois de salaire. Je m’esclaffe ! me faire ça à moi, qui négocie des départs toute la journée ! c’est un peu mon boulot tout de même ! je négocie 1 an de salaire, ce qui est ce qu’un Conseil de Prud’Hommes aurait prononcé. Ouf, c’est accepté. Je dis ouf car le DRH siège au Conseil de Prud’hommes …

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