La direction attendait de moi que je sois l’œil de Moscou

Je suis éducatrice spécialisée depuis 5 ans. L’année dernière, j’ai été embauchée sur un poste de « coordinatrice » dans un foyer pour adultes handicapés. Mes collègues avaient tous des diplômes « inférieurs » au mien et mon rôle était officiellement d’être un appui pour eux dans la mise en place de projets individuels ou collectifs pour les usagers.

Sauf que je me suis vite rendue compte que la direction attendait de moi que je sois l’œil de Moscou. Très rapidement, ma chef m’a convoquée de plus en plus dans son bureau pour savoir quel était l’avis de l’équipe sur telle ou telle décision de la direction, savoir ce qui s’était réellement passé sur tel ou tel incident entre collègues ou avec un usager… Et puis on m’a demandé petit à petit de « vendre » les décisions de la direction à mes collègues et de faire en sorte qu’ils les acceptent.

J’ai refusé. Je me suis toujours positionnée du côté de mes collègues. J’ai jamais voulu répondre aux questions de ma chef ce qui avait le don de l’agacer. Ce climat de compétition dans lequel on met les salariés pour casser la solidarité et l’entraide au travail me répugne. J’ai fini par quitter mon poste et je suis aujourd’hui dans un boulot qui m’épanouit beaucoup plus et dans lequel on me demande pas d’être le toutou de la direction.

> image d’entête via flickr

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