Mutation

Bon élève au collège et lycée (enfin bons résultats, mais peu d’investissement) je me suis vu confronté des l’adolescence, comme beaucoup, à un problème de taille: l’orientation. Que choisir entre un bac S, ES ou L lorsqu’on a 15 ans, et une vision bien limitée de l’avenir? Mes passions étant la musique et les jeux vidéos, je ne me reconnaissais pas dans les choix qui m’étaient proposés. Issu d’une famille de musiciens, je me suis vite résolu à ne pas trop espérer dans ce domaine: mes frères survivent plus qu’ils ne vivent.
Étant encore bien influençable, j’ai écouté mes professeurs et mes proches qui me disaient: « Mets le plus clés à ton trousseau, la filiale S est la plus porteuse« . J’ai longuement hésité entre choisir S (incitations extérieures) ou L (plus « attractif » à mes yeux), pour finir par écouter la masse bêlante.
Me voici donc engagé dans des études scientifiques.
Je me suis vu ensuite confronté à un léger problème: dans la filière S, sans investissement personnel, il est très difficile d’obtenir des résultats. Et n’ayant pas vraiment d’affinités avec les matières enseignées dans cette filiale, je ne me suis jamais investi (pas de travail à la maison, séchage des cours, etc…) et ai vu mon bulletin de notes s’effondrer. A la fin de mon année de première, mon professeur principal m’a proposé de me réorienter (ce qui n’était à priori pas une mauvaise idée) vers une autre filiale. Ainsi on me proposait un bac ES, ou STG (Sciences et Technologies de la Gestion). Un très bon ami à moi s’étant engagé un an plus tot en STG, et me contant la facilité d’obtention de bon résultat, le choix fut vite fait.
Me voici donc en première STG, à apprendre des techniques de Management, l’édition de bilans et comptes de résultat, bref rien qui ne me passionne… Mais effectivement les résultats sont de retour. Je suis en tête de classe, reçois l’éloge de certains professeurs, mais pourtant sans m’investir d’avantage qu’en S.
Mon bac en poche, à 18 ans, arrive l’heure de l’orientation post-bac. Et là je me rends compte de ma connerie: mon bac STG ne me correspond en rien, au contraire j’ai tendance à avoir une vision très critique du monde de l’entreprise au fur et à mesure que l’on m’enseigne cet univers.
Mais poussé par 3 ans d’études dans ce sens, et par les discours formatés de mon entourage (« au moins, dans la comptabilité, y’a du taf« , ou « avec une formation comme ça au moins tu auras du travail« , un début de chantage à l’emploi en somme), j’écoute donc sagement mes proches et mes profs. Je postule donc à l’IUT Gestion des Entreprises et Administrations (qu’on m’a vendu comme étant le plus « porteur »), où je suis retenu.
Je me retrouve de nouveau à apprendre des méthodes de management me faisant dresser les poils, mais ça ne durera pas. Rien ne me plait dans cette formation (si ce n’est les liens que j’ai tissés avec certains étudiants), aussi je décide d’arrêter au bout de 6 mois.
Là commencent mes premières expériences dans le monde du travail en tant qu’intérimaire. Manutentions nocturnes, inventaires et autres prospections m’ont fait penser « bon, finalement, faudrait peut-être que je chope un diplôme, si ça se trouve ils ont raison, tous ces gens, être comptable ça peut être une bonne planque, au moins on pense pas au travail en rentrant chez soi, et on me demandera plus de déplacer des palettes de 800kg sous la pluie, de nuit… »
Après quelques mois d’intérim, je m’inscris donc à la fac, en Diplôme de Comptabilité Générale. Bah franchement, c’est chiant à mourir. Des chiffres qui ne veulent pas dire grand chose, des comptes en T, l’édition des bulletins de paie… Non, décidément, je ne serai pas comptable, c’est décidé! Il m’a fallut 4 mois pour arrêter ce cursus. J’entends encore mes proches « franchement c’est con, c’est la 2eme formation que tu entames sans la finir, force-toi un peu, au moins après tu seras tranquille« . Tranquille pour faire toute ma vie un métier qui me rebute, ouais!
Retour donc à l’intérim, mais pas bien longtemps.
Un ami à moi m’appelle un beau jour de mars 2009 pour me proposer du travail. Son beau-père a une boîte de prestation de service, et recrute pour l’été, en vue de remplacer les salariés en congés. J’accepte donc, et me retrouve à travailler dans le service courrier d’un siège mondial d’une entreprise. J’ai un contrat de deux semaines, tout se passe bien. Le travail n’est pas trop fatigant, les collègues agréables. Pendant mes 2 semaines de présence dans la boîte, un des salariés démissionne pour monter son affaire. Aussitôt mon patron (le beau-père de mon pote) me propose un CDI, que j’accepte (parait que c’est une proposition qu’on ne peut pas refuser de nos jours).
Me voici donc salarié d’une PME, au management paternaliste. Par paternaliste, j’entends que le patron se veut proche de ses salariés dans son attitude (pas forcément dans ses décisions).
Mais une certaines frustration commence à naître le jour où mon manager, avant de partir en vacances, vient me voir et me demande de le remplacer, moyennant une prime. J’accepte sans problème, assez content d’acquérir un peu de responsabilité (et de sous aussi, hein!). Mais le lundi suivant, je me rends compte qu’il a tenu exactement le même discours à un collègue. Qui doit le remplacer? Qui aura droit à la jolie prime (de 50 €)? Ayant établi des relations amicales, nous ne nous sommes pas pris la tête entre nous. On a tranché: un jour sur deux. Mais à mes yeux, notre manager voulait qu’on se batte pour obtenir le remplacement de son poste. Façon de mesurer la motivation de ses employés.
Quelques mois plus tard, une seconde technique de management pointe le bout de son nez. On est en début de mois, et en arrivant sur les locaux, le matin, je vois affichée, sur la porte du bureau, la photo d’un de mes collègues avec la mention « employé du mois« . Celui-ci en voyant l’affiche, s’empresse d’aller voir le manager en lui demandant d’enlever ça. Qu’il ne voulait pas attiser la jalousie de ses collègues (même si franchement, l’affiche nous a bien fait rire, un peu jaune surement) et qu’en plus cette distinction n’avait aucune valeur (décision complètement arbitraire du manager).
Plus tard, on me mettra en « compétition » avec un collègue et ami pour le remplacement du responsable des expéditions (envois express par TNT, UPS, DHL, etc…, travail plus gratifiant que le simple tri puis distribution du courrier). On décide donc de fonctionner intelligemment sans se rendre la tête. Une nouvelle fois on adopte la technique du « chacun son tour ».
Il faut tout de même savoir que mon travail s’est « enrichi » au fil des années. En effet, au début de mon contrat, je ne faisais que du tri de courrier + manutention, puis au fil des années je me suis retrouvé à accomplir des tâches de plus en plus enrichissantes, comme le remplacement du manager (autant dire que le style de management changeait lorsqu’on me demandait de le remplacer, aucun ordre n’émanait de ma bouche, les tâches étaient tout naturellement réparties par les employés eux-mêmes, dans la bonne entente), l’assistance aux projections des réunions de S* (gestion de la régie de l’auditorium: jeux de lumières, sons, prises de vues de cameras), relationnel avec certains résidents S*, j’avais même mon mot à dire sur leurs campagnes de pubs internes (j’ai d’ailleurs corrigé bon nombre de fautes d’orthographes sur leurs supports de com’). Cependant ma rémunération était plafonnée au SMIC. J’avais demandé une augmentation en 2011, qui a été refusée. Par ailleurs, notre employeur avait coutume de donner des primes de mérite (lors du remplacement de collègue, ou de périodes intenses), et il m’a affirmé que s’il m’augmentait mensuellement, il ne pourrait plus me donner de prime de mérite.
J’ai donc lâché l’affaire, mais la motivation n’était plus au rendez-vous, pour moi comme pour tous mes collègues. Pas de valorisation de l’ancienneté, tout le monde au SMIC ou presque… On commence à râler, à en avoir marre de ce travail alimentaire.
Je m’évade chez moi en pratiquant un peu de musique (piano guitare accordéon), en « geekant » avec mes potes, puis en me lançant dans la création d’un jeu vidéo via RPG-Maker. Ça me passionne, je fais tester mes potes qui se retrouvent hilares en voyant un peu l’histoire et les personnages. Mais ça me prend un temps fou. J’ai du passer 3 mois à bloquer tous les soirs sur RPG-maker.
Une période assez difficile commence mi 2011. En effet, l’appel d’offre pour la prestation du service courrier prend fin en mars 2012, et notre boîte étant dépendante économiquement de S* (95% du CA), on s’inquiétait pour notre avenir. Notre patron nous a rassuré en nous disant que, « quoi qu’il arrive, vous ne serez pas au chômage, les gagnants de l’appel d’offre seront obligés de vous reprendre« . Oui, mais nous salariés, ne voulions en aucun cas être rachetés par une de ces grandes boîtes au management impersonnel (les prétendants à l’appel d’offre étaient G*, société de nettoyage à l’origine, et So*, société de restauration collective), et n’avions pas vraiment une peur bleue du chômage. On a donc fait part de notre opinion à notre patron, en lui disant qu’aucun de nous était motivé pour bosser pour le SMIC pour une grande société comme celles mentionnées ci-dessus. Il faut savoir que notre patron entendait bien revendre son activité (meubles, organisationnel, employés) au repreneur de l’activité. La revente de sa société sans le personnel le privait d’un bénéfice non négligeable. Aussi après une longue période de démotivation et de tensions, il est venu nous voir, un par un, début 2012, en nous demandant de ramener nous 3 dernières fiches de paie (le rachat de salariés par une boite, se fait à partir des 3 derniers salaires de ces employés). Aussi, sous nous yeux ébahis, il déchira nous fiches de paie des 3 derniers mois, et nous en tendit 3 nouvelles, fraichement falsifiées, avec une augmentation salariale non négligeable (j’étais passé du SMIC à 1800€ brut). Encore une proposition qu’il est difficile de refuser. Je me suis senti comme « prostitué », forcé de faire un travail qui ne me plaisait plus à cause d’une proposition que je ne pouvais pas vraiment écarter. C’est ainsi qu’en mars 2012, mes collègues et moi-même avons intégré les rangs de chez So*, avec un salaire complètement gonflé par rapport aux classifications de So*. Un employé de service chez So*, est payé le SMIC. Une augmentation de 1% par an est prévue, y’a qu’à être patient.
Notre premier entretien avec la direction de Sodexo nous a mis en bouche: « vos salaires seront gelés pendant 7 ans« . Ça donne envie!
Bref, la vie reprend son cours, notre manager a lui aussi été « racheté’ par So*, aussi l’organisation de notre service change peu.
Petit à petit, on nous demande de chiffrer nos résultats, de noter chaque enveloppe récupérée, de répertorier chaque intervention. Une charge de travail supplémentaire peu attractive mais que nous nous efforçons de faire (enfin c’est plus notre manager qui en pâtissait, par l’établissement de tableaux Excel ne représentant pas grand chose de concret).
Vint alors une période d’intense activité. En effet, en 2014, S* accueille la société Me* dans ses locaux, soit l’arrivé de 850 personnes supplémentaires. Autant dire que la mise en place d’une organisation fonctionnelle pour 850 personnes n’est pas chose facile. On se retrouve avec une surcharge de travail, nos temps de pause sont comptés à la minute, pas le temps de flâner y’a du boulot. Notre manager s’exténue de cette situation (il faut dire que c’est quelqu’un de très énergique, qui prend beaucoup sur lui, et nous décharge d’une bonne quantité de travail). Je le vois arriver à 7h du matin pour repartir à 19h tous les jours. Il nous explique que chez So*, les Managers n’ont pas de « prime de mérite » mais touchent des sous à l’année en fonction des bénéfices dégagés par le service. Il se tue à la tâche. Sa relation amoureuse avec la mère de ses 3 enfants en pâtit. Nous autres salariés étant aussi impactés par cette surcharge d’activité, on nous demande régulièrement de faire quelques heures supp, non payées mais récupérables. En gros je reste le soir de 18h30 à 22h, et pour récupérer on me propose par exemple de prendre 3h30 de pause à midi le lendemain. Inintéressant. Je me sens fatigué et vide en rentrant chez moi, plus envie de jouer de la musique, encore moins de me prendre la tête sur RPG-Maker. S’installe alors la véritable routine du « métro boulot dodo ».
Je vois notre manager fatigué de jour en jour, jusqu’au moment où il en a marre. Il ne s’investit plus comme avant, laissant un peu faire les choses, puis postule à une offre interne chez So*: un poste d’agent de courrier dans les zone militaires à risque en Afrique. Je me suis dit que pour accepter ça, il devait être sacrément au bout le bougre! On est en fin 2014.
A ce moment là, on se dit « va bien falloir que So* le remplace, le plus logique serait de mettre l’un de nous à son poste, vu qu’on est dans le service depuis un bon moment (5 ans pour moi, 8 et 10 ans pour d’autres collègues) et que la prestation que l’on rend est appréciée du client« .
Sauf que non, chez So* ça ne marche pas comme ça. Les salariés sont des moutons, or on ne transforme pas une chèvre en M. Seguin. Aussi la direction de So* décide de nous envoyer un manager « home-made » qui gérait une équipe de cuisine… On tombe des nues. Aucun rapport entre sa précédente activité et la notre. N’ayant pas notre mot à dire, bah on dit rien, on rumine.
Puis on se rend compte qu’un manager So* n’est qu’un pilote en charge du bon fonctionnement du service. En aucun cas on lui demande d’aider ses employés. En outre, le nouveau manager ne bouge pas de sa chaise, distribue les directives, et nous on court.
Il adopte cependant des méthodes de communications très amicales, faisant de nombreuses blagues, nous demandant avec attention chaque lundi comment s’est passé le weekend.
Il nous a même ( à un collègue et moi-même) inscrit à une formation. La formation 5S. C’est là que je me suis rendu compte de l’inhumanité de ces grandes boîtes. La formation porte sur l’agencement des espaces de travail, le rangement etc… Mais le but final de cette formation était une manipulation habile envers les employés. En fait, on m’a appris à amener mes collègues à aller dans mon courant de pensée, sans que ceux-ci s’en aperçoivent. Forcer les gens à penser comme moi, à penser comme il faut. Au sortir de cette formation (où j’ai bien compris de quelle type de boite So* faisait partie, la majeure partie des participants à cette formation étant de milieux très modestes, et les vidéos qu’on nous a fait visionner durant la formation montraient des employés ne parlant pas la langue, ne sachant pas lire, mais malléables au possible) j’étais écœuré. Dès mon retour, je fais part de mon ressenti à mon manager, en lui expliquant qu’il ne fallait pas compter sur moi pour mettre en application ce que l’on m’avait montré.
Peu de temps après cette formation, on a eu le droit à un entretien individuel par notre manager. Aussi je lui ai fait part de mon ras-le-bol par rapport au travail demandé, au gel de nos salaires, et à la formation que So* m’avait payée. Sans que je leur demande d’ailleurs, ils ont du payer un billet de train aller retour pour Paris + taxi aller retour Paris-St Cloud + le prix de la formation : beaucoup de sous qu’ils auraient mieux fait de répartir au sein des salariés, si comme ils le pensent, cette formation est pour le bien des salariés.
La sympathie de notre nouveau manager ne nous ôte pas la nostalgie de notre ancien, qui lui venait suer avec nous en cas de besoin. On accuse donc le coup, le temps que l’organisation relative aux nouveaux arrivés de chez Me* soit en place. On en chie mine de rien. Pour preuve, j’ai eu une dure période en matière de santé. J’ai chopé un zona, puis une sinusite, et après 3 mois d’arrêt de travail, et 8Kg de perdus, je suis revenu un peu faible au travail. Après 3 jours de reprise, je me suis explosé le genou en portant un meuble, ce qui m’a valu un accident de travail. C’est reparti pour 3 semaines d’arrêt…
Je reprends ensuite le boulot, (l’organisation étant enfin en place, on souffle un peu plus) en expliquant que mon médecin m’avait demandé de ne pas forcer jusqu’à cet été.
Une période paisible arrive (début 2016), la dose de travail diminue peu à peu (je reprends la musique, mais pas RPG-maker :p) jusqu’à ce que mon manager vienne me voir un beau jour (lundi dernier plus exactement). Voici ce qu’il me dit: « conformément à ta demande lors de l’entretien individuel, je te propose un changement de site« . Alors là, je comprends plus. Je lui dis qu’au contraire, tout allait mieux depuis que Me* s’était bien installé, que le travail n’était plus aussi pénible, que je suis très soudé avec mon équipe et qu’en aucun cas j’ai envie de changer de site. En fait, il avait interprété mon ras-le-bol comme un souhait de mutation. Il a continué « une place correspondant à ton profil s’est libérée sur un site à côté, ce serait bien que tu visites ce site demain« . Je lui ai répété que je ne voulais pas changer de site, mais il m’a plus ou moins expliqué que visiter le site n’engageait à rien. Le lendemain me voila sur le nouveau site, pour l’après-midi. Il s’agit d’un bâtiment neuf appartenant à la société De*. Je fais connaissance de l’équipe et du travail qui me serait demandé. L’équipe est composée d’un manager So* (qui donc a le cul sur sa chaise), d’un spécialiste reprographie anciennement salarié chez De*, mais racheté par So* lors de l’externalisation de leur service en janvier 2016, chargé de l’édition de la propagande interne (dépliants, chevalets, etc…) qui a 22 ans de boîte et des problèmes de dos; et une dame d’environ 60 ans, sur un poste informatique. Mon poste consisterait tout simplement à faire de la manutention toute la sainte journée. Mise en place d’espace de réunion (déplacement de chaises, tables, tableaux), distribution de papier vers les photocopieurs et imprimantes, et montage de meuble. Bref, rien de très attirant. En sortant de la visite, je retourne sur mon site et (re)fais part à mon manager de ma réticence à prendre ce poste en argumentant que toutes les tâches valorisantes qu’on m’attribue actuellement me seront supprimées au profit de simples manutentions. La discussion prend fin.
Le lendemain, mon manager me demande « alors à froid, qu’es-ce que tu en penses« , ce à quoi je réponds « même à froid, j’suis pas chaud, la seule chose qui éventuellement pourrait me motiver serait une augmentation« . Il m’a mis un stop directement. Pas d’augmentation, pas de sous chez So*… Mouais….
Puis le lendemain, juste avant l’heure de mon départ, mon manager est venu me voir: « J’ai bien réfléchi, j’ai pris la décision de te changer de site, tu seras affecté chez De* à partir de mardi« . Contre mon gré donc. Sans que je n’ai mot à dire. Avec un délai ridiculement court. Apparemment les Accords d’Entreprises permettent à So* de jouer avec leurs salariés. Je lui ai dit ses quatre vérités, sur son management amical, son hypocrisie quotidienne, le dégout qu’il m’évoquait alors…
Le lendemain, vendredi, je me suis retrouvé avec la boule au ventre, impossible de me rendre au travail, c’était physique. Rien que de songer à voir la tête de mon manager…
Je suis allé voir mon médecin, lui ai raconté mon épopée, et il m’a arrêté 15 jours, le temps de prendre contact avec une amie avocate au Prud’hommes, de monter un dossier et surtout de me calmer émotionnellement.
Mon amie avocate a pour l’instant parcouru rapidement mon dossier, et selon elle, So* serait en droit de me muter de la sorte. Je lui ai expliqué que mon objectif était tout simplement le licenciement avec indemnités. Plus jamais je ne veux être amené à bosser pour cette boîte…

Je suis donc actuellement en arrêt, attendant sagement la réponse de mon amie avocate pour savoir comment obtenir mon licenciement.

Quand je pense que certains se battent pour travailler, j’éprouverai presque de la honte…

Voici ma situation!!

> Image d’entête via flickr

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