Contrats aidés… fausse bonne idée.

Après mes études (master pro), quelques stages très formateurs, quelques mois de chômage et ses nombreux CV envoyés avec espoir voilà enfin une réponse favorable. Et pas des moindres : dans ma ville, dans mon domaine et plus encore dans ma spécialisation…oui mais voilà c’est sous-qualifié, à temps partiel et c’est un contrat aidé. J’accepte car financièrement je ne peux pas refuser et puis je suis jeune diplômée, faut pas faire la fine bouche surtout que qui sait ça peut être très enrichissant et évoluer.

Mon contrat aidé c’était quoi ? Un CAE : contrat d’accompagnement vers l’emploi signé auprès d’une association à but non lucratif, 26h hebdo au smic horaire, pas un salaire mirobolant mais au début j’avais petit job le soir à côté. Le deal c’est quoi : offrir un emploi et une formation à une personne qui en est éloigné en échange d’exonération de charges patronales et d’une aide financière pour le salaire, à hauteur de 90%, en somme je coûtait moins cher à mon employeur qu’un stagiaire gratifié, à peine 200€/mois environ. Durée du contrat ? 1 an renouvelable deux fois jusqu’à 24 mois maximum.

Ma première réaction a été de penser que je ne devais pas être prioritaire pour bénéficier de ce contrat, au rsa certes mais jeune diplômée en recherche d’emploi depuis à peine 6 mois, je me sentais plus proche de l’emploi qu’un chômeur de longue durée sans formation. Oui mais voilà mon erreur a été de penser que les CAE bénéficient aux salariés… Mon employeur offre un emploi peu qualifié et peu rémunéré (et surtout qui ne lui coute rien) mais veut des personnes très qualifiées, nous étions plusieurs au même poste, dans l’équipe le minimum c’est un master (parfois deux), une double spécialisation, bilingue ou trilingue (voir même plus pour une collègue épatante) et tous en contrats aidés.

…oui oui, mon employeur ce n’était pas la petite asso de quartier avec deux salariés mais presque une trentaine de personne qui bossent à « plein » temps parmi l’équipe près de 38% des salariés sont en contrats aidés (CAE et emploi d’avenir) !!!!!!! Comment cela peut-il être possible ? Comment l’État et les collectivités locales acceptent d’accorder autant d’aides à une même structure? Car les contrats aidés c’est une très mauvaise idée, ça ne fait même pas baisser les chiffres du chômage. On le voit avec mon cas. Mon employeur embauche un salarié en contrat aidé pour une durée de maximum 2 ans (3 ans pour les contrats d’avenir), que croyez-vous qu’il se passe à la fin, votre contrat s’achève et le jour même votre remplaçant arrive… en contrat aidé lui aussi…pour 2 ans… et ainsi de suite. En deux ans, parmi les quatre autres personnes qui composaient mon équipe j’ai eu 11 collègues, et j’étais même la plus ancienne de l’équipe au bout d’ 1 an et demi. L’équipe a donc était entièrement renouvelée au bout de deux ans et aujourd’hui je suis au chômage comme beaucoup de mes anciens collègues. Donc certes la signature d’un contrat aidé permet à une personne de sortir du chômage mais celle qui était à ce poste va pointer à son tour à Pôle emploi le même mois, le chien qui se mord la queue.

Alors me direz-vous, il y a l’avantage de la formation, car en CAE l’employeur a l’obligation de fournir une formation au salarié sous peine de devoir rembourser les aides perçues, un plan et un bilan de formation sont à remplir à la signature du contrat et lors de son renouvellement (oui car CDD d’1 an renouvelable 2 x 6 mois, j’ai donc signé 3 contrats en tout avec 3 plans de formation). Oui mais voilà la notion de formation est vague, le volume horaire n’est mentionné nul part, et si l’employeur peut financer une formation externe à son salarié en CAE qui lui coûte 200€ par mois, il peut aussi éviter la dépense avec une « formation en interne » pour vraiment avoir un salarié presque gratuitement. Vous vous doutez bien que je n’ai jamais vu l’ombre de cette formation, au bout de 8 mois à quémander gentiment une formation externe dont j’avais besoin, j’ai commencé à insister en m’appuyant sur les textes de loi et on peut le dire à faire chier sur le sujet à chaque réunion (38% des salariés étant concernés comme moi, je pensais que notre voix pouvait porter). On me dit qu’il n’y a pas d’argent et qu’on va tous faire la même formation (sans ternir compte de nos envies ni de nos compétences individuelles) en interne avec notre chef sur…nos missions…étant diplômée d’un master dans cette spécialité, je lui demande si elle peut m’offrir plus d’un bac+5 et ce que je pourrais ajouter sur mon CV après cette « formation » ? Intègre elle avoue l’arnaque de la direction et accepte après plusieurs semaines de ne plus faire entrer ces réunions de travail dans le cadre de notre formation. La direction trouve alors un plan B en proposant une formation interne dans un autre service de notre choix…j’accepte pensant élargir mes missions et compétences et le renouvellement de mon contrat approchant. Cette formation en interne est un vrai fiasco, en plus de n’avoir pas eu une fréquence et un volume horaire suffisant (2h par ci par là) je n’ai rien appris, pire le service de formation a vu en moi une aide, un larbin… durant ma « formation » j’ai surtout relié des documents. Après plusieurs mois ainsi, m’en tenant plus j’abandonne petit à petit, mes collègues et moi dénonçons ces formations dont les seules bénéficiaires sont des salariés en CDI des autres services qui ne veulent pas se rabaisser à faire des photocopies, rédiger des courrier type ou trier des documents. Le bilan est clair, nous n’avons rien appris, nous ne pouvons rien ajouter à nos CV mais les autres en ont bien profité alors que nous nous démerdions d’ajuster nos plannings car l’un de nous n’était pas à son poste car en « formation ». Suite à notre demande, la direction a donc proposé de faire une énième réunion avec la présence des « formateurs » pour améliorer la situation…elle aura lieu 3 mois plus tard (à l’échelle de nos contrats courts c’est très long)… Rien de concret n’est établi et étant en fin de contrat je renonce. Je renonce à cette non formation chronophage. Je travaillais dans le milieu culturel et dans une structure qui se targue d’avoir des valeurs, une éthique, mais ce n’est que du vent : des salariés à bas coût qu’on prends, qu’on jette, sans respecter les règles, avec comme seul argument « on a pas les fonds » mais moi j’ai vu de l’argent passer pour des soirées, des dîners, des projets sans publics, des milliers de flyers même pas distribués, et si les contrats aidés n’existaient pas, il faudrait quand même embaucher des personnes pour faire notre boulot, alors les fonds seraient à trouver quelque part. Les « valeurs » de cet employeur ne s’arrêtent pas là évidemment, changement de plannings intempestifs, difficultés d’obtenir des congés pour les salariés précaires, inégalité flagrante et assumée de traitement entre salarié en CDI et les autres au sujet des plannings, des congés, des formations, des pauses, amour de la hiérarchie bête et méchante et pire encore, aucune considération (des personnes ne connaissaient pas mon prénom au bout de 6 mois, et certains cadres ne me répondaient même pas quand je leur disait bonjour), sans compter un mépris pour nos publics non VIP.

Aujourd’hui le milieu culturel, et en particulier dans ma région, est gangréné par les contrats aidés, il n’y a plus que ce type d’offre d’emploi qui circule. Pour les plus accrochés c’est 2 ans de CAE, minimum 1 an de chômage (pour être éligible) et de nouveau un CAE et ainsi de suite, tout ça en temps partiel car le financement c’est 90% sur un 26h au smic. Je ne vous dis pas le montant des allocations chômage après ça. Et puis en contrat aidé pas de prime de précarité (bah oui on est pas précaire et faudrait quand même pas que l’employeur ouvre son portefeuille) Certaines structures culturelles avec de vraies valeurs refusent de précariser des salariés avec ces contrats et s’en sortent, j’en connais. Mais la plupart abusent des contrats aidés. Nous sommes précaires, peu rémunérés et notre voix est faible, la menace du non-renouvellement pèse sur nous et difficile de faire front à plusieurs quand des collègues partent et arrivent tous les trois mois.

Voulant briser le cercle, j’ai voulu me reconvertir dans ma deuxième passion qui elle est porteuse en emploi, après 2 ans de CDD on ouvre normalement des droits pour CIF (congé individuel de formation) le sésame pour obtenir le CAP que je visais, oui mais voilà j’étais en contrat aidé et j’ai du coup (en théorie) bénéficié d’une formation donc je n’y ai pas droit.

Il me reste le chômage et le mirage de trouver un CDI, un CDD ou même des vacations dans la culture avant d’être de nouveau éligible à un contrat aidé pour offrir à une structure un salarié sans qu’elle ne débourse presque un sous. Ou bien refuser ce statu quo qui en réalité dessert à tous.

9 thoughts on “Contrats aidés… fausse bonne idée.

  1.  » Je travaillais dans le milieu culturel et dans une structure qui se targue d’avoir des valeurs, une éthique, mais ce n’est que du vent : des salariés à bas coût qu’on prends, qu’on jette, sans respecter les règles, avec comme seul argument « on a pas les fonds » mais moi j’ai vu de l’argent passer pour des soirées, des dîners, des projets sans publics, des milliers de flyers même pas distribués, et si les contrats aidés n’existaient pas, il faudrait quand même embaucher des personnes pour faire notre boulot, alors les fonds seraient à trouver quelque part. »

    Tout est dit ici pour moi. C’est parfois la même situation dans le public avec les contractuels…
    De l’argent, il y en a!
    Bon courage à vous

  2. Mon conjoint vit la même situation. En contrat emploi d’avenir de 3ans, il n’a toujours pas entamé la formation pour laquelle l’employeur s’est engagé lors de la signature du contrat. A un an de la fin de son contrat, son employeur lui a même dit qu’il n’avait pas les fonds pour lui payer la formation désirée. Normalement, les contrats aidés sont encadrés par la mission locale, qui doit s’assurer que le contrat est respecté des deux côtés. Sauf que là, le patron est un grand copain du tuteur de la mission locale, donc mon conjoint ne peut espérer aucune aide de son « tuteur » pour que les termes du contrat soit respectés.
    Quant à son travail, il passe 90% de son temps à faire des tâches qui n’ont absolument rien à voir avec le métier qu’il désirait faire, et dans des conditions dangereuses.
    Ça fait trois ans qu’il est au smic, à faire des heures supplémentaires non rémunérées car considérées comme du « volontariat » par le patron alors qu’il n’a pas le choix, à risquer sa santé pour effectuer les tâches ingrates sans aucune sécurité d’une manière totalement illégale, à espérer un diplôme dont il avait envie et besoin pour se réorienter. Bref, ça fait trois ans qu’il se fait entuber bien comme il faut.

  3. Comptable dans le milieu associatif dans l’action sociale (financé par le département) et bénévole moi même dans des associations, je dénonce depuis la fin des années 90 les contrats aidés (CES, CEC, EMPLOI JEUNE, CAE etc….) qui ne sont pour les associations qu’un moyen d’avoir des salariés à moindre frais, depuis toujours un contrat se termine renvoyant la personne chez Pôle Emploi, remplacée par une autre tout aussi en contrat aidé… Et la roue tourne ainsi depuis plus de 20 ans,… Une amie le vit depuis tout ce temps, a fait de son propre chef des formations hyper diplomàtes BTS mais rien n’y fais, chômage contrat aidé, chômage contrat aidé…… et à 10 ans de l’âge de la retraite elle est effrayée car n’a pas assez d’annuités, a toujours eu des salaires minables, Ma petite belle fille 26 ans avec un DE d’économie familiale vient de trouver après 18 mois de chômage et RSA les derniers mois un CAE de 6 mois chez EMMAUS, avec possibilité de renouvellement de 6 mois, elle,remplace une salariée en congé maternité elle aussî en contrat aidé… C’est la catastrophe pour truc ces jeunes diplômés … Je suis révoltée et honteuse d’avoir profité de par mon statut d’enfant du baby-boomers d’avoir eu des boulots sans problèmes durant les 25 premières années de ma vie professionnelle de 70 à 95 puis ensuite,, la crise arrivant, ma région sinistrée des boulots à temps très partiels (je cumulais jusqu’à 6 employeurs en même temps) le tout payé misérablement … Jusqu’à ma retraite il y a 2 ans, et je m’estime presque heureuse d’avoir une retraite de 900€ par mois, et la sécurité de vivre en couple … Sinon ce serait la misère

  4. Un CAE/CUI n’ai pas été créer pour aider les employeurs qu’ils soient associatif ou bien autres … Leur création était destinée aux privé-e-s d’emploi qui se retrouvaient en rupture avec le monde du travail et social pour causes d’accidents de la vie (accidents, divorces, maladies, etc.) et pour les privé-e-s d’emploi de longue durée, L’intention de départ était plus ou moins bonne selon leur placement dans les entreprises ou associations qui pouvaient leur être de bon soutien or, TOUS les employeurs, quels qu’ils soient, se sont emparés de cette aubaine pour en tirer des profits, personnels ou d’entreprise, aux mépris de ces salarié-e-s et sur leur dos. Ce sont les employeurs qui ont perverti les objectifs du CAE/CUI et tous ceux qui y avait intérêt…

  5. Il y a aussi un autre aspect concernant les CAE/CUI, c’est que ces contrats, dans les textes de loi, donnent la priorité à la formation professionnelle qualifiante DEVANT le poste qui n’est qu’un moyen, pas un but, or les salarié-e-s qui en bénéficient le considèrent comme un but, ce qui, en soi, est légitime. La formation professionnelle qualifiante est une OBLIGATION IMPÉRATIVE de l’employeur or, les salarié-e-s en CAE/CUI ne se préoccupent pas, pour la majorité, de consulter leurs droits inhérents à ce type de contrat : ils restent à l’écoute de l’employeur qui ne prend en compte que ses intérêts, ils se soumettent à ses désiratas, ils restent aussi à l’écoute de Pôle emploi qui n’en a rien à faire de l’avenir des salarié-e-s, sachant que pôle emploi n’est pas destiné à informer les privé-e-s d’emploi sur leurs droits mais seulement à leur trouver un emploi ou une formation qui doit leur correspondre ou être en adéquation avec le marché … Conséquences : les salarié-e-s, faute de ne pas exiger leurs droits qu’ils soient appliqués par l’employeur parce qu’ils ne les connaissent pas, se retrouvent berné-e-s et abusé-e-s par l’employeur…. et retour à la case départ, au chômage, de facto ….
    Mettez, toutes et tous, votre dossier aux Prud’hommes pour faute de l’employeur, à l’instar des salarié-e-s en CAE/CUI qui travaillent dans l’éducation nationale, prnez exemple sur elles et eux et battez vous car vous êtes dans le même cas de figure législatif ! http://collectifevs49.unblog.fr/prudhommes-concernant-les-cae/
    ———————-

  6. J’ai connu cette situation, pour une association qui se dit faire de la communication sociale !! Et qui, de surcroît est financée par le ministère de la culture. Il faut les voir à courir partout pour trouver les attestations de partenariat pour constituer le dossier de demande de subvention !! Et si les attestations ne sont pas conformes, elle sont modifiées ou même inventées !! L’éthique est juste de façade.
    Et pour les formations… j’ai quand même eu la chance d’en avoir une, franchement je ne sais pas pourquoi je me plaints. Formation pour l’accompagnement des contrats aidés !! Comme ça j’ai été cap de m’accompagner moi même ! Formation donnée par une personne qui est présidente d’une association et qui fait partie de la commission qui détermine qui va avoir les subvention. Autrement dit, vos heures DIF mobilisées pour une formation bidon et qui assure l’obtention de la subvention !! Pas mal, il sont quand même fortiche dans certaines assoc !!

  7. Bonjour,
    Même galère pour moi, dans une structure qui est en même temps prescripteur et bénéficiaire, la mission locale!! Pire, nous étions 3 contrats aidés, précaires, sur un dispositif censé combattre ce genre de situation: la garantie jeunes… Dire que la structure a un discours moralisateur vis à vis des entreprises privées tout en abusant elle-même…

  8. bonjour je suis en cae depuis un an, un autre cae travaille avec moi.
    Lui aussi depuis un an, sauf que lui est déjà à trois formations.
    Moi aucune.

    Je sais plus quoi faire
    je suis démotivé

  9. Tout pendant que les salarié-e-s en CAE/CUI n’oseront pas lever les tabous en portant plainte, en dénonçant leur employeur près du Tribunal des Prud’hommes, tout pendant qu’elles/ils ne domineront pas leurs peurs d’être marqué-e-s à l’encre rouge ce qui, croient-elles/ils, leur ferait perdre leurs chances de retrouver un autre emploi ultérieurement, tout pendant qu’elles/ils ne feront pas taire leurs angoisses de ne pas obtenir leur renouvellement de contrat, tout pendant qu’elles/ils se soumettront à l’employeur, aux directions d’établissements scolaire en acceptant l’innomable, l’illégal, les abus de pouvoirs, tout pendant qu’elles/ils accepteront les offres d’emploi en CAE/CUI, tout pendant qu’elles/ils s’obsineront dans des courriers individuels envoyés aux ministères, tout pendant qu’elles/ils se limiteront à fabriquer des vidéos, à diffuser des pétitions vaniteuses et pépères, rien ne se passera de bon pour elles et eux. Ce sont les précaires eux-mêmes qui relancent sans cesse la machine infernale et inscrivent dans le marbre le cercle vicieux.
    Il existe pratiquement dans toutes les villes de France, des syndicats, des associations, des collectifs qui défendent les travailleurs précaires et les privé-e-s d’emploi. Ces syndicats, associations et collectifs appellent aux assemblées générales pour les rassemblements, préparer et organiser les actions… Réponse des précaires : elles/ils trouvent toujours des excuses pour ne pas faire au lieu de s’organisr pour faire. Réactions des précaires : abonné-e-s absent-e-s. Conséquences de ce manque d’implications individuelles, local et national : les précaires et privé-e-s d’empli sont considéré-e-s, à juste titre, comme étant satisfait-e-s de leurs conditions d’emploi et de non-emploi puisque l’on ne les voit pas se prendre en charge en investissant le terrain collectivement et nationalement de façon récurrentes…………
    Ça fait maintenant plus de 10 ans que ça dure. Seulement moins de 10 % des précaires et privé-e-s d’emploi sont en action en ayant conscience que c’est à elles et eux de diriger leur destin, non pas aux administrations et instances diverses d’exiger le pire ou le moins pire contre leurs droits en tant que personnes humaines, salarié-e-s et privé-e-s d’emploi. Le rapport de force n’est pas établi, alors, toutes et tous, salarié-e-s précaires, privé-e-s d’emploi réagissez individuellement collectivement et massivement, rassemblez-vous, AGISSEZ sans peur, sinon vous vous condamnez vous-même et, de fait, c’est toute la société qui subit les lourdes conséquences de cet immobilisme, de cet attentisme, de cette victimisation.

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