« Si je ne suis pas 10h par jour sous le nez du responsable, […] on me reproche de ne pas être assez là »

Je suis cadre dans un complexe événementiel.
Je fais au minimum 50 heures dans les locaux par semaine pour 2000 euros net en CDI.
Je travaillais sans horaires les premiers temps. J’ai cru que cela était une méthode efficace pour tout lier sans péter les plombs. Mais si je ne suis pas 10h par jour sous le nez du responsable qui n’a clairement pas de vie en dehors, on me reproche de ne pas être assez là, de ne pas être assez investie quand j’évoque le fait d’avoir besoin d’un minimum de  temps pour ma vie personnelle.
La polyvalence demandée pour ce poste cache un multi-emploi, mon poste en regroupe au moins trois. Je travail pour quelqu’un qui demande le maximum pour être sûr d’avoir le minimum, ne retenant que les points négatifs depuis que j’ai ouvertement mis les limites refusant d’être l’assistante à tout faire, car ce n’est pas ce qui avait été défini à la création du poste. Malgré ma demande pas de points quotidien pour fixer les objectifs, des reproches incessants dû au fait que la surcharge de travail amène forcément des erreurs, aucune solution apportées par la hiérarchie, une ambiance de travail qui se dégrade. Je suis en arrêt maladie pour 3 jours, le stress m’a mis KO, et pourtant je culpabilise.  

3 thoughts on “« Si je ne suis pas 10h par jour sous le nez du responsable, […] on me reproche de ne pas être assez là »

  1. Bonjour,

    Je sais bien que cela peut d’avérer plus facile à dire qu’à faire mais ne culpabilisez surtout pas et profitez de ces trois jours pour soufflez et vous reposer. Nous ne sommes pas des machines et nous sommes manifestement nombreux à valoir BEAUCOUP mieux que les traitements qui nous sont imposés dans beaucoup de secteurs d’activité. Il est important de ne JAMAIS oublier, de ne JAMAIS perdre de vue que la vie est à la fois le bien le plus précaire et le plus précieux que nous ayons… Le travail peut être, fort heureusement, une source d’épanouissement et une façon de s’accomplir mais il ne doit pas – ne devrait pas – nous rendre malades et causer autant de stress et de mal-être.

  2. Courage et ne cédez pas à la culpabilité. Nous sommes nombreux dans le même cas…. les entreprises profitent de la Crise pour embaucher des gens surqualifiés par rapport aux postes ou sous payés par rapport à leurs attentes. Et comme on a besoin de bosser, on se laisse faire. Mais il est important d’apprendre à se préserver pour ne pas finir en burn-out…. garder un minimum d’équilibre avec sa privée. .. Mais c’est compliqué quand vôtre boss vous met la pression tous les jours!

  3. Si ça peut te rassurer, je vis la même chose à peu de choses près, cadre multi-tâches également, on me reproche souvent mon manque d’investissement car je mets un point d’honneur à défendre mes intérêts et ceux de mon équipe.. Et ça marche, après c’est aussi une question de caractère et de confiance en soi mais je ne me suis jamais laissé faire tout en étant respectueux et irréprochable (bon je fais des petites erreurs de temps temps, normal quand on est en surcharge) et on m’a toujours donné raison. Par contre je sais que ce n’est pas évident et c’est pour ça qu’il faut tout tracer, garder tous les éléments prouvant ton irréprochabilité et en créer au maximum : la dictature de l’écrit ; ça et une bonne dose de fermeté, d’humour, d’empathie et de recul permettent souvent de se faire respecter en entreprise. Après je suis d’accord que c’est quand même une belle mentalité de merde cette course à la production, tant qu’on aura pas tout fait péter pour reconstruire nous resterons toujours dans un compromis qui penchera toujours du côté des puissants… Allez serre le fesses et bouffe-les (ou change de taf) car pour s’épanouir en tant que cadre faut vraiment être solide.

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