« Je suis chômeur. J’ai honte. »

Je suis chômeur. J’ai honte.
L’an dernier, j’avais un boulot. Un boulot inintéressant, en CDD renouvelé tous les 2 mois (comment renouveler un CDD plus de deux fois ? En changeant le motif, sur le contrat : « remplacement de congé maladie » d’une personne située à deux mètres de moi qui fut grippée 3 jours, « regain temporaire d’activité » dans un service vivant dans l’urgence permanente, etc.), un boulot mal payé. Mais un boulot.
Et puis ma copine m’a quitté. Et puis je suis tombé en dépression.
J’avais besoin de quelque chose, d’un espoir d’aller mieux. J’ai demandé à ma hiérarchie l’autorisation d’avoir des horaires plus stables pour pouvoir suivre des cours du soir, puisque mon travail chez eux était, par nature, temporaire. Non.
J’en ai parlé à mon médecin. Il m’a répondu que, selon lui, ma demande était la meilleure pour ma santé : manquant de sommeil dû aux insomnies, j’avais besoin d’horaires plus stables et de nouvelles perspectives pour aller mieux. Il m’a remis un mot pour le médecin du travail, que je n’avais jamais rencontré en un an dans l’entreprise (pas de visite pour les contrats de deux mois. Même au sixième contrat sans interruption).
Le médecin m’a expliqué que ça l’embêtait de demander un horaire aménagé car il allait « se faire engueuler par [ma] hiérarchie« . Il le fit malgré tout, grâce à la note remise par mon médecin.
Quinze jours plus tard, mon contrat n’était pas renouvelé. Trente jours plus tard, j’ai appris, par une personne travaillant dans les ressources humaines d’un concurrent, qu’ils avaient fait passer le mot de ne pas m’embaucher.

Je suis chômeur. J’ai honte. Ça fait un an que ça dure.
Je ne peux plus travailler dans le seul domaine où j’ai de l’expérience. Mon diplôme universitaire a moins de valeur qu’une feuille de laitue. Je n’ai pas l’argent ni le temps pour en décrocher un autre. Je ne sais même plus où chercher du travail.
Aujourd’hui, des questions tournent sans réponses : Où se situent mes erreurs ? Dans mes études plaisantes mais inutiles ? Dans mes choix précédents d’emplois, pas assez diversifiés ? Dans ma volonté d’essayer une autre voie ? Dans le fait d’avoir insisté, devant le refus manifeste de mon employeur ? Dans mon incapacité à trouver un emploi, aujourd’hui ?
Est-ce que je suis juste un feignant, incapable de bouger ses fesses ? Est-ce que je suis utile ? Quelle est ma légitimité, aujourd’hui, dans la société ? Est-ce que je suis un parasite ? Quels sont mes droits d’avoir un avis sur une société qui me nourrit ?

Qu’est-ce que je vais devenir ?
Ma dépression va beaucoup mieux.

*

15 thoughts on “« Je suis chômeur. J’ai honte. »

  1. Non ce n’est pas de ta faute. Je suis également chômeur, j’en sais quelque chose. Ce ne sont pas tes études qui sont inutiles, mais le système qui ne veut pas les reconnaître. Ce n’est pas toi qui est incapable ou inutile, c’est la pression du chômage qui te fait penser tout cela. Tu es certainement quelqu’un de capable et d’utile, et ce qui te manque c’est un peu de considération.

    Mon conseil ? Essaye de te garder un petit moment chaque semaine ou chaque quinzaine pour voir des gens que tu apprécies. Simplement de côtoyer des proches, des amis ou des inconnus qui ont une passion ou un intérêt commun avec toi (jeux, musique, art, peu importe). Ça aide à évacuer la pression et à retrouver le moral. Et avec le moral, on a les idées plus claires sur ce qu’on peut faire pour s’en sortir. Et surtout, voir des gens, c’est aussi avoir des opportunités et conseils auxquels on ne s’attend pas toujours, mais qui peuvent tout changer pour le mieux.

    Et si tu n’as pas de proches à proximité, cherche du côté des associations. On a tous des centres d’intérêts, et il y a souvent des associations (souvent gratuites) autour d’eux. C’est l’occasion de faire de nouvelles rencontres, de nouveaux amis. C’est l’occasion de se remonter le moral et de retrouver la force qui nous fait défaut.

    Courage !

  2. Courage!!
    Votre témoignage démontre bien à quel point la société arrive à transférer les risques du capital sur les travailleurs et individus… Et à faire croire aux gens qu’ils sont responsables de la misère dans laquelle ils sont alors qu’il s’agit d’un véritable système organisé pour broyer l’individu.

    Courage courage, je partage le commentaire précédent! Restez entourés, même si c’est difficile. Dites à vos proches d’arrêter les questions de plus en plus difficiles à entendre, et redondantes.
    La prise de conscience de cette réalité du chômage et de la souffrance au travail doit être collective: il faut rester dans le champ social de ceux qui ne s’en sont pas encore rendus compte.
    Moi-même au chômage, c’est dur aussi car on aimerait bien faire marcher ses neurones ou ses muscles autrement qu’en écrivant des candidatures auxquelles on ne croit plus. Je continue, au cas où, et surtout je me questionne sur ce que je veux vraiment faire de ma vie. Et puis je lis.
    Je vous conseille de visionner le doc « Attention danger travail » de Pierre Carles https://www.youtube.com/watch?v=P-yPQEQghMs ça remet le sens et la valeur travail en perspective!
    Et si vous habitez dans une grande ville, allez voir si une place est investie par Nuitdebout, on a besoin de votre avis et expérience pour réinventer le monde 🙂

    Julia

  3. Courage ! Je comprends ton désarroi. tu vas finir par t’en sortir et non ce n’est pas de ta faute tu aurais pu porter aux prud’hommes et tu aurais gagné. Vois du monde, voyage, joue de la musique… trouve ta voie/voix! Tous les voeux de bonheur.

  4. Non, il n’y a pas à avoir honte.

    Ca va faire bientôt dix ans que j’ai décroché avec peine et ennui un Master 2, pensant au moins avoir un boulot. Diplôme qui n’est au final que du PQ de luxe, pour reprendre le bon mot d’un ami. Résultat à peine deux ans d’expériences professionnelles, toujours en CDD, à droite et à gauche.

    Alors oui, au début on culpabilise énormément, les réflexions mal placées de la société et de la famille font mal. Et puis on prend conscience que non, ce n’est pas notre faute. On a sagement bien travaillé à l’école, on a tout fait comme on nous a dit, et même quand on se considère comme plutôt flemmard, lent, on sait mettre du cœur à l’ouvrage. Comme la plupart des gens, on veut juste un travail utile, décent, pour pouvoir tranquillement construire sa vie. Alors non, nous ne sommes pas des parasites responsables de tous les maux. Juste les victimes d’un système qui favorise et glorifie une minorité à l’avidité sans limites qui provoque misère et destruction de l’environnement.

    Comme Julia qui s’exprime au-dessus de moi, je continue vaguement les candidatures, tout en me lançant dans le bénévolat, dans un domaine qui a du sens pour moi (d’ailleurs, il arrive souvent qu’une tâche  » gratuite  » soit plus épanouissante, utile et pleine de sens qu’un emploi payé), je m’informe et je manifeste. OnVautMieuxQueCa où nous échangeons en ce moment même et NuitDebout sont effectivement des exemples pertinents.

    Courage à toutes et à tous !

  5. Bonjour,

    Vous avez eu beaucoup de courage pour nous donner ce témoignage et c’est déjà, en soit, une preuve que vous valez mieux que ça.
    Vous avez eu aussi le courage de ne pas céder devant la pression de votre hiérarchie qui aurait voulu voir en vous un robot corvéable à merci mais pour lequel elle n’avait aucune considération. Et ça, c’est tout à votre honneur.

    J’ai moi aussi longtemps vogué de CDD en CDD, possédant un diplôme « inutile » et étant attachée à ma région où se trouve mon mari, ma famille, mes amis. A cause de cet attachement on m’a dit que je ne trouverai pas d’emploi fixe parce que je refusais d’être « flexible » géographiquement. Mes divers employeurs en CDD n’ont pas été malveillants avec moi. Je travaillais en librairie, pour des grosses boîtes bien implantées, et j’ai appris pas mal de trucs. Mais aucun n’avait de poste vacant, seulement des remplacements. Je gardais en tête le rêve d’avoir ma propre librairie mais je ne me sentais pas assez expérimentée ou simplement forte pour y arriver.
    Comme des millions de travailleurs je m’étais faite à l’idée que ce qui été « raisonnable » et « socialement acceptable » était d’avoir un CDI dans une bonne entreprise.
    Et puis un jour c’est arrivé, une start’up de magasins culturels s’est installée dans ma région et a recruté plusieurs dizaines de personnes en CDI, dont moi. Mais là où j’aurais du me méfier c’est que notre CDI avait une période d’essai de 2 mois renouvelables, laquelle période d’essai finissait bizarrement la veille de Noël (et donc après la grosse vague d’achats de fin d’année où on a besoin de beaucoup d’employés). Nous avons été 4 personnes virées sans avertissement ce jour là et pour le même motif « vous ne mettez pas en rayon assez vite »… Ironique quand on sait que nous avons été engagés en tant que « conseiller de vente » (donc surtout là pour conseiller les clients) et non en tant que magasiniers… Et le pire c’est que, jusqu’au dernier jour, on nous a fait croire qu’on resterait et que tout se passait bien. On y croyait à notre petit rêve de CDI dans une entreprise sympa… Nous sommes toutes les 4 tombées de haut. A tel point que j’ai moi aussi pensé que je ne valais rien, que je me demandais où j’avais fait des erreurs, que je me reprochais d’avoir trop ouvert ma grande bouche, de ne pas avoir été assez docile.
    Mon espoir de vie tranquille et bien rangée s’écroulait.

    Jusqu’au jour où la dépression a fait place à la colère : Ce n’était pas moi la fautive, c’était eux ! Eux qui nous avaient mentis et utilisées ! Eux qui avaient été malhonnêtes ! Eux qui auraient bien aimé nous voir plier l’échine, accepter la suppression des pauses, les méthodes managériales douteuses et le discours cynique de « commerceux » sur les clients (vous voyez Jean-Claude Convenant ? Et bien on en était pas loin, avec un chouia le loup de Wall street).
    Alors j’ai réalisée que, de toutes façon, je n’étais pas faite pour rentrer dans ce genre de moule et que, ma librairie, j’étais capable de la créer et d’en faire quelque chose de bien. Depuis je l’ai fait, j’ai ma petite librairie ambulante qui débute mais en laquelle je crois et toutes les portes que je voyais fermées commencent à s’ouvrir. Ce sera beaucoup de travail et un combat de chaque instant mais c’est le mien et j’y arriverai.

    Tout ça pour vous dire que vous avez raison d’avoir voulu défendre vos droits, vous avez eu raison de vouloir créer votre avenir au-delà de cette entreprise qui n’avait aucune considération pour vous. Vous n’avez pas à vous reprocher d’avoir voulu faire passer votre santé psychologique avant leurs profits.
    Et, même si aujourd’hui tout vous paraît bien sombre, vous ne devez pas culpabiliser car vous avez choisi de ne pas vous laisser broyer par une entreprise où l’humain n’a pas sa place.
    Maintenant le travail de reconstruction ne sera pas facile, vous devrez réfléchir et trouver le métier qui vous permettra de vous épanouir. Vous pourrez même peut-être créé vous-même cet emploi qui sera en adéquation avec vos valeurs ou former un projet commun avec d’autres personnes.
    Le parcours classique du chercheur d’emploi est aujourd’hui difficile et offre peu de résultat, et vous n’êtes pas responsable de cet « échec », mais il est possible de créer des alternatives et de vivre heureux sans être un employé modèle. Alors n’ayez pas honte de ce que vous êtes et commencez par faire le point sur toutes vos compétences (qu’elles soient professionnelles ou personnelles) et sur toutes vos connaissances. Réfléchissez à ce dont vous avez vraiment envie et construisez votre avenir sur tout cela.

    J’espère que vous trouverez votre voie et que vous irez mieux.

    Je vous souhaite de réussir dans ce que vous entreprendrez.

  6. ça donne envie de flinguer des gens les histoires pareils. mais quand est ce qu’on arrêtera de se faire marcher dessus ? y en a marre de la dictature du pognon, république bourgeoise mais certainement pas démocratie.

  7. Ca fait 9 mois que je suis au chômage. Bizarrement, j’ai une grosse impression de me retrouver dans ce témoignage. Et là, je me suis dit « Oui, je ne suis pas la seule ». Au fond de moi, je le savais. Mais je crois que j’avais besoin de lire d’autres témoignages. Je me pose les mêmes questions très souvent.

    Aujourd’hui, je cherche à me reconvertir. Difficile car je ne peux pas me permettre de suivre une nouvelle formation. Aujourd’hui, j’ai pris conscience que même si je suis au chômage, j’ai le droit de vivre, d’être heureuse. Et je continue à faire du théâtre, à voyager un peu, à sortir avec mes ami(e)s, etc. Parce qu’on a aussi le droit d’avoir des activités autre que « chercher du travail ».

    Et non, tu n’as pas à avoir honte ! Tu n’es ni un incapable, ni un parasite, ni un inutile ! Courage !!

  8. Bonjour,

    Comme nous tous, vous subissez un effet que décrit très bien Franck Lepage : nous sommes trop cultivés/informés pour les métiers que la société a à nous « proposer ».
    Considérez cet autre aspect du chômage : vous touchez un revenu qui vous est du et non « une aide ou une allocation » – ces termes hautement FAUX et dévalorisant. Et oui, vous avez œuvré pour ces droits et ceux-ci vous offrent quelque chose de merveilleux… La liberté. Et ça, la liberté, ça effraye !
    Tant vous car vous vous retrouvez face à vous-même que les autres qui s’inquiètent pour eux (conscience de la précarité si proche de tout le monde) à travers vous et/ou pour vous tout cours (famille, amis…).
    Ce temps-libre est fabuleux : Certains épargnent dans un CET (compte épargne-temps), prennent des congés sabbatiques, voir sans solde pour avoir du temps !
    Et de ce temps, qu’en font-ils ? Quand ce type de congés est choisi et non subi, on part sur l’accomplissement de projets : du voyage repoussé depuis 10 ans par faite de temps à la mise en place d’une start-up, ces personnes optimisent leurs congés pour s’offrir une nouvelle opportunité ou de nouveaux souvenirs.
    Vous avez la chance de pouvoir disposer d’un temps DONT IL NE FAUT PAS AVOIR HONTE !!! ( Faut arrêter de culpabiliser car vous disposez de temps dans votre seule cartouche qui est la vie ! C’est cette aliénation au travail qui est démente, inféconde et démoralisante ! Vous les trouvez normaux les managers, boss et dirigeants ? Je les trouve malade, névrosé, agressif et dépressif… ) Vous disposez donc de temps pour apprendre de nouvelles techniques.
    J’ai appris à monter un site sur WordPress que je commercialise dans une semaine (merci chômage !), j’ai appris à coder le HTML (Merci chômage !), j’ai écrit des tonnes d’articles et désormais je commercialise ma plume (Merci chômage !).
    J’ai retrouvé le goût à la vie après avoir subi l’étreinte mortelle de managers psychotiques, je vous assure que le chômage m’a filé un coup de batte en pleine tronche pour me remettre les idées en place et me poser enfin en me montrant que le matériel est une fumisterie, autant que le besoin de propriété. Que l’insécurité est dans nos têtes et alimentés par notre besoin de consommer plus que le voisin pour lui afficher un confort sécuritaire « ++ » qui nous renforcera dans notre leitmotiv à toujours posséder plus que lui, encore plus pour pouvoir être sûr de s’éloigner de la précarité… Se contenter des choses simples, c’est ça que nous ne savons pas bien faire : nous sommes esclaves de l’ombre du luxe, de celle du high-tech.
    Le chômage m’a amené à me détacher du matériel, à repenser mes buts – mieux encore ! – à me « donner » des buts alors que j’en avais de très lambda comme avoir une maison-un chien-une femme-des enfants (oui le chien avant, lui il a pas besoin de se sentir sécurisé).
    Maintenant j’ai entrepris dans tout le sens du terme : j’ai monté un semblant de boite et si ça marche tant mieux, si ça marche pas tant pis, je ferai autre chose mais une chose est sûre… je ne braderai plus aucune des minutes de ma vie à l’inconfort d’une position salariée car en entreprise, vous devez être un autre et cet « autre » est très proche de ressembler à un esclave, au brimé, au bouc émissaire…

    Franchement, le bonheur – car c’est la quête de tout-un-chacun – est à portée d’esprit et le chômage est un retour en grâce car vous vous retrouvez libre ! Libre de tout faire…

    Pour apprendre, passer un diplôme… rendez-vous sur l’excellent site openclassrooms (www.openclassrooms.com) : c’est gratuit !
    Pour lire sur une approche du bonheur : https://roeguen.wordpress.com/2015/08/31/etre-heureux-une-quete-du-monde-2-0/
    Pour dédramatiser sur le chômage et en apprendre sur le travail libre et subordonné : https://www.youtube.com/watch?v=cqIcOaKAX4k

    Je vous souhaite de vous retrouver, d’être conscient que vous entrez dans une bulle que vous pouvez rendre merveilleuse.

    Mes encouragements vous accompagnent.

  9. Il ne faut pas culpabiliser d’être un parasite, nous sommes tous des parasites à des degrés divers. Pour la planète et pour nos semblables. Et les plus pauvres ne sont pas ceux qui prennent le plus lourd tribut, bien au contraire.
    Dis toi que si tu ne les touchais pas, tes allocations n’auraient pas arrondi les fins de mois d’un smicard à découvert, elles auraient seulement gonflé un compte dans un paradis fiscal. Le compte d’un mec qui n’en a ni le mérite ni le besoin, le compte d’un vrai parasite.

    Pourquoi les pauvres ont ils honte de ne pas travailler, alors que les rentiers et les héritiers eux s’en enorgueillisse ?

    1. Qui est le parasites, celui qui se fait une marge sur le logement que tu loue , ou celui qui se tue a la tache pour se payer un loyer?
      Celui que la société paye pour qu’il se fasse le plus de fric possible en citant la carte des soit disant emplois. Ou celui qui s’arrête juste au fait de faire son travail et puis c’est tout.
      Celui qui fait de la politique pour se rapprocher des secteurs juteux du public et faire fonctionner sa boite sur les cachet du maire du village qui nous aime bien. Ou celui qui trime pour l’honneur et qui préfère se mettre dans une misère noire qu’avoir le déshonneur de toucher le RSA. ( dans le budget du RSA environs 60 % des gens qui en on le droit fairait le choix de ne pas le prendre)

      Put@in on le dira jamais assez et faut constamment le rappeler. Le travail est un dogme créer par la chrétienté « protestante » et qui dit que l’homme qui travaille est respecté par dieu et aura sa place au paradis.

      Cette culture chrétienne justifie par essence le fait que les esclavagiste était finalement des gens qui permettait a des peuples dont le travail n’est pas la culture de se repentir.
      Cette culture a également permis au système capitaliste de prendre tout son essor.
      Le chef d’entreprise est donc par essence un type bien pour la bonne morale chrétienne car il permet au gens d’acquérir par le mérite leur place au paradis.
      Le mérite, la morale , la compétitivité pour être plus reconnaissable face au père. Déja de base ce coté pouvait encore etre relativement saint meme si je rejette dorénavant toutes idées que notre Etre puisse etre moins ou plus reconnu selon notre utilité dans la société.

      Mais maintenant ont voit bientôt le sommet de cette montagne a la courbe exponentiel de surproductivité se mêlant a des notions de plus en plus folle pour légitimer le fait qu’il faut encore augmenter la productivité des entreprises et donc continuer a investir dans des entreprises qui savent investir pour encore mieux investir. et surtout garder toujours ces gains, ne jamais les perdre, aller toujours plus haut. Bref
      En France on a encore l’occasion de décrocher le wagon sans avoir peur de ne plus pouvoir manger. Bien justement, de plus en plus de système se créer pour pouvoir manger et dormir d’une manière plus humaine sans forcément avoir a faire un travail salarié dépendant des managers modernes Ect..
      Selon moi la supercherie tombe et « on vaut mieux que ca » en est un des marteaux.
      En termes de productivité on est en moyenne avec les outils modernes, telephone ordinateur, machine électrique, méthode de travail, prés de 10 fois plus productifs que nos ayeux. Combien compte il gagner pour nous faire bosser jusqu’a 60 heures par semaines?

  10. Je me permet de commenter le message en y apportant, à mon sens, une nuance qui me semble importante : nous ne sommes pas tous des parasites. Nous sommes des symbiotes. Des êtres capables de symbiose, mais poussés à devenir des parasites par d’autres parasites.

    Une personne touchant le chômage n’est pas un parasite, mais un symbiote : il reçoit pour avoir donné. C’est un cercle vertueux d’entretien mutuel. Le parasite, lui, prend sans donner, et lorsqu’il est menacé, il sacrifie une partie de ce qu’il a prit pour masquer sa fuite.

    Donc ne vous sentez pas coupable de toucher le chômage, car si vous le touchez, c’est que vous avez travaillé pour. Ce qui n’est pas le cas de certaines personnes qui s’enrichissent en parasitant toujours plus la vie des autres.

  11. Vous devriez nous diffuser le nom de cette société. Car s’il y a bien un pouvoir qu’on les gens sur ce type de pratique, c’est bien de faire une très mauvais publicité à cette entreprise sur les réseaux sociaux, de boycotter tout produit ou service que cette entreprise vend. Un juste retour des choses en somme.

  12. Quand l’Empereur Michel Naïm Aoun, est élu président de la république Libanaise, Je suis Chômeur,
    wal hamdu li lah, Je vis.

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