Presse et précarité

J’ai travaillé pendant 10 ans pour un grand groupe de presse en pleine crise actuellement.
J’aurai beaucoup à dire sur ces dix années. Sur mon cas personnel où j’ai été blacklisté en pleine ascension parce que j’étais engagé au comité d’entreprise de la boîte. La PdG est devenue hystérique car elle a considéré que c’était une trahison et que je crachais dans la soupe. J’ai grimpé les échelons car je travaillais beaucoup et plutôt bien. Un jour j’ai été convoqué chez la DRH qui a voulu calmer mes ardeurs : «  ne joue pas à l’homme pressé, tu vas te brûler les ailes. D’ailleurs, on voit que t’es pas bien en ce moment. T’as pris du poids non ? T’es du genre à prendre du poids quand t’es pas bien« . Je vous jure que c’est la vérité, elle m’a vraiment dit ça. J’étais abasourdi. J’ai répondu que je souhaitais être jugé sur mon travail seulement et que je ne faisais jamais de vagues. J’ai évolué donc mais on a traîné une augmentation promise pendant huit mois et qui n’est jamais arrivé.
Le plus choquant, c’est que ce groupe employait et emploi des précaires en CDD d’Usage qui est un contrat fait pour les besoins spéciaux en cas de surcroît de travail, par exemple pour les saisonniers, les intermittents et autres. Seulement, ces contrats doivent mentionner le pourquoi du besoin spécial, et ne peuvent être renouvelé indéfiniment. Pourtant j’ai connu des précaires qui cumulaient près de 8 ANS de ces contrats. Tous les mois ils en signaient un avec en mention « surcroît de travail dû au bouclage du numéro … » Alors qu’en fait il s’agissait de postes vacants mais l’entreprise ne voulait plus de CDI. Les syndicats ont finit par agir. Ils ont embauché une quinzaine de ces personnes en CDI mais au prorata de leurs anciens contrat. Du coût, certaines personnes avaient un contrat au rabais pour genre 3 semaines de travail. Le reste du temps ils ne font rien car on ne peut pas trouver de mission pour une semaine par ci par là.

Voilà, il existe tant d’autres injustices dans ce groupe…
J’ai quitté ce groupe suite à un rachat et aussi car j’ai fait une dépression après avoir travaillé dans un climat très lourd et très tendu, à base de coup de couteau dans le dos, de méfiance et de pression constante.

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