[horizon] OnVautMieuxQueCa

Aujourd’hui, épisode hors catégorie d’horizon-gull :

 

Il s’agissait de parler des raisons pour lesquelles nous [hacking social] participons à #onvautmieuxqueca et pour ceci nous avons synthétisé les problématiques abordées par le passé, sur ce présent site et dans les vidéos : souffrance au travail, manipulation, formatage (certains diront lavage de cerveau pour l’exemple de Carglass, et ils n’ont pas tort, ce sont des méthodes qu’on trouve aussi dans les sectes), violence symbolique, idéologie du travail…

 

Le monde du travail, un peu plus longuement

La vidéo est courte, elle n’est qu’un échantillon de ce qu’on a pu exprimer, réfléchir sur la question du travail. Voici donc tout ce que nous avons fait en lien avec le travail :

  • L’homme formaté : nous avons travaillé plusieurs années à cet ouvrage, mais la partie que nous avons le plus poussée dans les recherches est l’analyse et la question du travail. On y parle exploitation, aliénation, formatage ; on remet en question des notions comme celle de la reconnaissance, du pouvoir… On y parle benchmark, théorie des alliés, compétition… Nous avons commencé l’ouvrage par Milgram et fini par le travail, parce que l’expérience de Milgram rappelle – malheureusement – énormément de situations que l’on peut rencontrer au travail dans notre monde actuel.
  • Expérience de Milgram : directement en lien avec les situations professionnelles telles que le banquier devenu hémiplégique en raconte dans la vidéo.
  • La théorie des alliés : nous montrons comment elle peut être nuisible, comment elle est  « jeu d’échecs » où les salariés sont des pions à jeter ou à manipuler.
  • Un exemple de manipulation : avec IdClic d’Orange, qui paraît une belle idée comme cela, mais qui cache des intérêts de manipulation.
  • Sur le chômage : nous y avons essayé de détruire les stéréotypes, nous avons parlé des difficultés et comment les contrer. C’est l’un de nos articles les plus lus.
  • Sur les questions de pouvoir : avec des expériences de psychologie à l’appui, nous montrons les biais que la prise de pouvoir  amorce, et le danger de ces biais pour l’organisation.
  • Sur les retards (article qui a du succès le matin:D).
  • L’ennui : la question du bore out est importante, car elle est cause de souffrance. On essaye de voir comment contrer cette souffrance.

Et en vidéo :

 

Allons plus loin !

Nous portons également une très grande importance à nos sources, nous vous conseillons vivement de les consulter pour pousser la compréhension, pour trouver d’autres inspirations, d’autre façon de montrer/parler/analyser ces questions.

Essais | Manuels :

  • Michela Marzano, Extension du domaine de la manipulation, de l’entreprise à la vie privée, poche, 2010.
  • Elisabeth Grebot, Agir contre le harcèlement moral au travail, Le cavalier Bleu, 2010
  • Marie-France Hirigoyen, Le harcèlement moral, La découverte, 2003.496
  • Marie-France Hirigoyen Malaise Dans Le Travail : Harcèlement Moral, Démêler Le Vrai Du Faux,Syros la Découverte, 2001.
  • Christophe Dejours, Isabelle Grenet, Psychopathologie du travail, Elsevier-Masson,2012.
  • Christophe Dejours, Travail, usure mentale, Bayard Culture, 2008.
  • Jean-luc Bernaud et Claude Lemoine, Traité de psychologie du travail et des organisations, Dunod, 2012.
  • Laurent Auzoult, Psychologie du pouvoir, Dunod, 2013.
  • Nicole aubert et Vincent de Gaulejac, Le coût de l’excellence, Seuil, 2007.
  • Helene Weber, Du ketchup dans les veines, ERES, 2011.
  •  Dason Fried et Heinemeier Hansson, Rework, Maxima, 2012.
  •  François Dubet, Injustices, l’expérience des inégalités au travail, Seuil, 2006.

Témoignages :

  • Dorothée Ramant, Journal d’un médecin de travail, Le Cherche midi, 2006.
  • Vincent Talaouit avec Bernard Nicolas, Ils ont failli me tuer, Flammarion, 2010.
  • Grégoire Philonenko et Véronique Guienne, Au carrefour de l’exploitation, Desclée DeBrouwer, 1997.
  • Alexandre des Isnards, Thomas Zuber, L’open space m’a tuer , Hachette littérature,2008.
  • Adam Lashinsky, Inside Apple, Dunod, 2013.
  • Gaël Guiselin et Aude Rossigneux, Confessions d’une taupe à Pôle emploi, Calmann-Lévy, 2010.
  • Paul Moreira et Hubert Prolongeau, Travailler à en mourir, Flammarion, 2009.
  • Elsa Fayner, Et pourtant je me suis levée tôt, Editions du Panama, 2008.
  • Marion Bergeron, 183 jours dans la barbarie ordinaire, Plon, 2010.
  • Dominique Decèze, Gare au travail, Jean-Claude Gawsewitch, 2008.

Reportages | documentaires :

Carmen Losmann (real.), Au travail, corps et âme, Film Documentaire,2012 ; ceci est un extrait d’une manipulation qui parait ridicule, mais qui est diablement efficace pour reprogrammer les cerveaux :

Pierre Carles, Christophe Coello , Stéphane Goxe (real.), Attention danger travail, film documentaire, 2003 :

 

La mise à mort du travail,  ; trois documentaires absolument sidérants, à voir absolument si la question vous intéresse :

 

 

 

 

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One thought on “[horizon] OnVautMieuxQueCa

  1. Bonjour à toutes et à tous !

    Cette vidéo d’Horizon Gull m’a semblé avoir une attirance pour le revenu universel inconditionnel, notamment à travers les interventions de Paul Ariès et de Loïc Wacquant et à travers une réflexion sur le travail supposément aliénant. Or, je pense que cette vidéo repose sur une confusion entre travail et emploi. Or, le travail n’est pas intrinsèquement aliénant. Le travail est une caractéristique de la vie sociale de l’être humain par lequel celui-ci apporte sa contribution à la société dans laquelle il vit. Il suffit d’écouter Christophe Dejours, chercheur en psychodynamique du travail au CNAM, pour s’en convaincre (https://www.youtube.com/watch?v=BLet1cNcGlw&list=PL1DB7CC4B3D580C43).
    Les souffrances liées au travail, que décrivent Horizon Gull dans cette vidéo et Christophe Dejours par ses travaux de recherche, ne sont pas liées au travail, mais à l’emploi et au marché de l’emploi. Le marché de l’emploi et l’emploi constituent un des piliers majeurs du capitalisme par lequel le capital impose, unilatéralement, sa définition du travail et l’organisation du travail qui lui convient. En effet, ne sont considérées comme travail que les activités s’inscrivant dans un emploi et valorisant ainsi du capital. Et c’est là que réside l’immense violence ressentie par les salariés. Je vous invite à regarder cette discussion très intéressante entre Frédéric Lordon et Gilles Balbastre à ce sujet :
    1. Partie 1 : https://www.youtube.com/watch?v=JKdgcHoxJUg
    2. Partie 2 : https://www.youtube.com/watch?v=QOLuetDmibo
    Il ne s’agit donc pas d’envisager un revenu en dehors du travail, comme le préconise Loïc Wacquant dans cette vidéo, mais d’envisager au contraire un système dans lequel le travail et le salaire s’inscriraient en dehors de l’emploi.
    Le système du salaire à vie et de la qualification personnelle prôné par Bernard Friot et Réseau Salariat (https://www.reseau-salariat.info/) est beaucoup plus émancipateur pour les travailleurs que ne le serait le revenu universel inconditionnel. En effet, ce revenu inconditionnel accompagne l’évolution actuelle du capitalisme qui tend à exclure une part croissante des travailleurs du marché de l’emploi et la pousser vers le marché des biens et services (uberisation), encore plus aléatoire et violent que le marché de l’emploi. Le capital en a maintenant marre de se soumettre aux protections adossées à l’emploi, protections inscrites dans la loi et conquises par les luttes ouvrières et syndicales de la fin du XIXième et de la première moitié du XXième siècles. Pour ça, il est prêt à nous accorder un revenu inconditionnel financé par l’impôt, réduisant d’autant les salaires directs qu’il devra verser aux travailleurs.
    Le système du salaire à vie et de la qualification personnelle est, lui, véritablement émancipateur pour les travailleurs puisqu’il les pose comme seuls producteurs de valeur économique et de richesse. A ce titre, ce système se propose d’accorder à la classe salariale la maîtrise de l’intégralité de cette richesse à travers des caisses de salaires et d’investissement. Au même titre qu’il existe une majorité politique à 18 ans, ce système instaurerait une majorité économique à 18 ans également à partir de laquelle toute personne acquerrait le premier niveau de qualification, adossée à sa personne ; elle recevrait à ce titre le premier niveau de salaire. Ce système repose sur le principe de la cotisation, ainsi que sur l’abolition de la propriété lucrative des moyens de production et le remplacement de celle-ci par la propriété d’usage des moyens de production ; les salariés seraient alors copropriétaires d’usage de leur entreprise et des moyens de production.
    La puissance et la cohérence de ce système reposent sur le fait que celui-ci prend appui sur des institutions du salaire à vie déjà existantes. Elles sont au nombre de trois : le régime général de sécurité sociale, la retraite par répartition et le statut de la fonction publique. Le régime général de sécurité sociale, par la cotisation sociale, finance le salaire à vie des personnels hospitaliers et des indépendants de santé conventionnés, la continuation du salaire des malades, ainsi que l’investissement hospitalier. Le statut de la fonction publique accorde une qualification personnelle à chaque fonctionnaire et lui garantit ainsi un salaire à vie à travers l’impôt qui finance son salaire. Dans la fonction publique, le salaire n’est pas adossé au poste de travail, comme dans le secteur privé, mais bien au grade du fonctionnaire. Les retraités percevant une pension proche de leur meilleur salaire se voient recevoir un salaire à vie jusqu’à leur mort, financé par la cotisation vieillesse.
    Si vous souhaitez en savoir plus, je vous invite à voir par exemple cette vidéo d’Usul sur le salaire à vie : https://www.youtube.com/watch?v=uhg0SUYOXjw. Je vous invite aussi à regarder toutes les interventions de Bernard Friot que vous trouverez sur youtube. Je vous invite enfin à lire, par exemple, « Emanciper le travail » (livre d’entretiens avec Bernard Friot réalisés par Patrick Zech) ou « L’enjeu de la cotisation sociale », de Christine Jakse.

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