« Tu comprends, c’est les soldes »

Je travaille pour une marque de prêt-à-porter en grand magasin. Ce qui signifie plus de travail en boutique de base. J’ai signé pour un forfait 38h, 35h hebdo + 12h supp/mois. J’ai commencé en tant que vendeuse. Dès le début y avait une tension. D’abord, partir à l’heure était limite un crime et les responsables trouvaient toujours, ou du moins très souvent un truc, pour nous retenir. Ça allait du « je suis en galère je te ferai rattraper » au « attends 5 min je vais aux toilettes » qui durait en réalité 45 min. Ensuite l’une d’elles s’amusait à nous monter les uns contre les autres. C’était son jeu favori. Du coup, si sur une semaine y avait pas d’embrouilles c’était bizarre. Elle a même agressé une ancienne collègue en dehors du boulot, pendant une réunion soit disant professionnelle où les responsables ont fini ensemble à prendre une cuite.
Puis y a les soldes, où tout le monde fait une journée de 12h avec 30min de pause dej sauf les renforts CDD, « parce que tu comprends c’est les soldes ». Non désolée je comprends pas. J’ai déjà fait des journées de 8h-21h sans que ça ne dérange personne d’ailleurs. Puis je suis passée en stock. J’étais loin de tout ça. Du moins je le croyais. Sauf que j’avais pas mesuré l’ampleur du truc. Et je me suis surprise à faire des 8h-20h en mode normal. J’ai rapidement réussi à avoir 6 semaines d’heures supps à récupérer. Et y a eu un premier choc. J’ai plus la motivation. Je vais chez le médecin : « mademoiselle vous êtes dans un état dépressif, vous travaillez trop ». Ok, je vais faire attention. 6 semaines plus tard, rebelote. Et là ma responsable a eu le culot d’exiger la raison d’une absence : « Ben écoute je suis dépressive à cause du taff ». Là elle s’est mise à pleurer ! « je suis un monstre c’est ça ? ». C’est pas moi qui l’ai dit. Elle est partie en vacances, les choses ce sont améliorées. Puis je suis partie à mon tour. 
Et ça a recommencé. Maintenant, travail fait ou pas, je refuse de rester au delà de ce qui est prévu. Par contre, je vois mes collègues qui eux, enchaînent les heures pour un salaire de merde et une reconnaissance inexistante. Elle nous a tous fait pleurer au moins une fois. Et à chaque fois elle appelle, soit disant désolée.Pour communiquer, j’en suis arrivée à lui hurler dessus. Plutôt à lui aboyer dessus. Au final, elle a peur de moi. Je ne sais pas si c’est bien ou pas, mais en tout cas elle n’ose plus trop s’approcher de moi.Si cette putain de loi passe, je n’aurai plus le droit à la parole, déjà que je l’ai pratiquement pas. Je devrai me contenter de subir et je verrai mes collègues en souffrir aussi. Alors Myriam je t’invite à venir prendre ma place une semaine, que tu constates qu’ici on est pas aux States et que la solidarité n’existe pas. #onvautmieuxqueca

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